Le concept de workaholism (addiction au travail)
ne fait l’objet d’aucun consensus et n’appartient
à aucune classification des maladies
mentales. La caractéristique principale du workaholic
est qu’il est hautement engagé dans son
travail qu’il y consacre une grande partie de son
temps. Le workaholism s’exprime de diverses
manières et il existe des typologies susceptibles
de décrire l’ensemble des aspects cliniques de
cette pathologie. La plus utilisée est celle de ROBINSON
qui se base sur la quantité de travail
achevée en fonction de la quantité de travail initiée
et qui permet de décrire 4 types différents :
le workaholic infatigable, le workaholic boulimique,
le workaholic avec déficit de l’attention
et le workaholic gourmet. Afin de détecter ce
workaholism, il existe différents outils dont le
Work Addiction Risk Test (WART) de ROBINSON,
autoquestionaire à 25 items qui permet de
définir trois niveaux de risque : faible entre 25 et
56, moyen entre 57 et 66 et élevé entre 67 et
100. Le stress professionnel est significativement
associé au workaholism.
S’il n’existe pas d’association
entre workaholism et pathologies organiques,
cette addiction semble pouvoir provoquer
des allergies, des ulcères, des reflux
gastriques, des migraines et un surpoids. Le
workaholism est responsable de conflits conjugaux
et crée des dysfonctionnements majeurs
dans les familles et les enfants des workaholics
ont des niveaux d’anxiété et de dépression plus
importants que ceux des non-workaholics. Les
workaholics nuisent aux entreprises car ils sont
incapables de déléguer ou de s’insérer correctement
dans une équipe. Mais le workaholism est
un phénomène réversible.
Les approches thérapeutiques
comportent des techniques de gestion
du stress, un programme cognitivo-comportemental,
des thérapies familiales et des réunions
hebdomadaires basées sur le modèle des groupes
d’anciens buveurs.
(publié le 3 décembre 2008)
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