Une enquête menée auprès de 300 directeurs des
ressources humaines a montré qu’il existe une
réelle prise de conscience mais cela ne se traduit
pas par des mesures structurantes. Les entreprises
se sont engouffrées dans une idéologie de
la performance à tout crin où les cadres de plus
en plus massivement victimes de la pression,
n’osent pas parler de leur vulnérabilité. Quant à
la formation des managers, elle est quasiment
inexistante sur ce sujet. Les actions quand elles
existent se limitent à des séminaires sur la gestion
du stress qui relèvent essentiellement du registre
curatif mais s’intéressent rarement aux organisations
qui sont pourtant la clef du
problème. Un système de surveillance nationale
de la santé mentale en lien avec l’activité professionnelle
est actuellement en train de se déployer.
Il s’agit du programme Samotrace, piloté
par l’INRS et concentré sur quatre régions de
France. Les premiers résultats montrent un degré
de latitude décisionnelle qui croît avec le niveau
de qualification alors que les différences
sont moins nettes pour la demande psychologique
et le soutien social. Ils mettent en évidence
une souffrance psychique notable avec en particulier
16 % des salariés déclarant au moins un
épisode de violence ou de discrimination au
cours des 12 derniers mois.
(publié le 4 décembre 2008)
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