« Les risques professionnels sont toujours le résultat négatif d’un processus » comportant des données techniques, humaines et organisationnelles.
Le public non averti aura tendance à analyser les faits après les accidents. Il conviendrait que les préventeurs proposent des démarches d’analyse des risques a priori portant sur la totalité des données du processus afin qu’elles soient mieux comprises (parce qu’elles auront visé un fonctionnement) et par-là même plus efficaces car elles vont permettre de connaître le fonctionnement réel de l’organisation. Cette attitude permettrait un rapprochement des points de vue, ce qui est d’autant plus nécessaire quand le regard du public non averti se dirige nécessairement sur les faits accidentels qui tendent à faire écran aux explications données. Les faits dommageables diminuent la crédibilité d’explications fondées sur des organisations théoriques. Les chefs d’entreprises ont souvent favorisé la mise en oeuvre de démarches de prévention privilégiant l’application de règles, sans tenir compte véritablement des situations de travail. Dorénavant, l’employeur doit entrer dans une démarche d’évaluation des risques qui tient compte de la situation réelle de travail. L’utilisation de listes types énumérant les risques n’est pas inutile mais elle est totalement insuffisante. Il faut analyser les données globales relevant conjointement du technique, de l’humain et de l’organisationnel. « Cela suppose que les liens, les échanges entre ces trois domaines soient étudiés dans une vision dynamique, c’est-à-dire dans une perspective de fonctionnement réel. »
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