A partir d’un cas de compression du nerf ulnaire
au coude apparu chez un musicien de haut niveau,
l’auteur envisage les conséquences générales
d’une atteinte du nerf assurant la latéralité
des doigts et leur motricité fine, ainsi que la sensibilité
palmaire et pulpaire du Ve doigt. Si les
atteintes graves avec griffe cubitale ne concernent
pas spécialement les musiciens, il faut
néanmoins être attentif aux signes précoces
(dysesthésies du bord ulnaire de la main,
crampes à l’effort, modification des perceptions
des vibrations au niveau de la pulpe du Ve doigt,
manque de force et maladresse) qui diminuent
les capacités fonctionnelles du violoncelliste
alors qu’un geste chirurgical simple pratiqué assez
tôt pourrait permettre au musicien de retrouver
toutes ses capacités. A un stade précoce,
il convient d’éviter les flexions maximales du
coude et proposer une attelle nocturne à 20° de
flexion. Il faut également éviter les activités non
musicales qui mettent en tension-compression le
nerf ulnaire (tel que l’usage prolongé du téléphone).
Dès l’apprentissage, le jeune musicien apprendra à descendre la main sur le manche
pour desserrer le coude et à bien porter l’instrument.
(publié le 11 décembre 2008)
RSS