Cordonnier d’hier et d’aujourd’hui

Cordonnier d’aujourd’hui

La profession s’est considérablement transformée depuis une trentaine d’années. Aujourd’hui on ne trouve quasiment plus de cordonnier exclusif  : ceux-ci se sont diversifiés pour devenir « opérateurs en cordonnerie et multiservices » ; et la fabrication de chaussures ne relève plus du cordonnier mais du bottier ou de la fabrication industrielle.

A l’échelle nationale, on recensait 3 825 cordonneries traditionnelles en 2005.

Ces dernières années, les activités qui relèvent de la réparation sont toujours en recul. Entre 2003 et 2005, les 339 cordonneries parisiennes ont vu leur nombre baisser de 3 % par an et de 6,5 % pour les boutiques de réparation minute.

Le métier de l’opérateur en cordonnerie et multiservices consiste à ajouter à son activité principale centrée sur la chaussure, des activités annexes dites de multiservices, telle que la vente d’accessoires (lacets, cirages, chausse-pied, formes, chaussons, chaussures...), la reproduction de clés, l’affûtage, la gravure (plaques minéralogiques, plaques professionnelles, cartes, gravures, tampons...), la photocopie...

Pour être cordonnier, les qualités requises sont :

  • le sens commercial et un bon contact avec la clientèle ainsi qu’une bonne adaptation aux exigences de celle-ci,
  • une bonne évaluation des réparations ou transformations à réaliser,
  • une bonne habileté manuelle, de l’adresse pour les différents travaux,
  • une bonne connaissance des matériaux souples divers (synthétiques, textiles...),
  • une bonne coordination des séquences de travail,
  • un bon développement de réseaux de fournisseurs et de clients.