Coworking et bureaux flexibles
" créer des espaces où l’on aime venir travailler"

Prévent Focus, 2015, octobre, pp.8-11
Les personnes indépendantes ou télétravailleurs qui travaillent seuls chez eux ont besoin de contacts ou d’un sentiment de groupe. Ils sont à la recherche d’un environnement plus convivial. Le coworking devient donc un moyen "d’être en contact avec d’autres personnes confrontées aux mêmes problèmes et frustrations".
Ces espaces de coworking connaissent une croissance exponentielle et à Londres, ce type de locaux représente déjà 3% du marché des bureaux.
L’aménagement n’est pas toujours celui d’un bureau classique. L’objectif est de créer une atmosphère où les coworkers se sentent bien : pas de matériel ergonomique car les personnes ne restent que quelques heures, mais longues tables (il peut s’agir de vieilles portes reconverties en plateau de travail) dans un open space, pas de chaises de bureau mais des chaises réglables en hauteur, compromis entre la chaise de cuisine et la chaise de bureau, voire chaises vintages provenant d’anciennes écoles, petits bureaux insonorisés pour prendre un appel téléphonique, petite salle de réunion où les utilisateurs peuvent rencontrer des clients ou des collègues, cuisine pour prendre les repas, voire cuisiner et faire la vaisselle ensemble.
Ces bureaux de coworking sont des espaces d’échanges qui permettent aussi aux formateurs de tester leur présentation sur d’autres collaborateurs et d’intégrer leurs critiques.
Les personnes sont invitées à ne pas rester trop longtemps assises, à faire les cent pas en téléphonant et sont encouragées à se promener le midi ou à participer à un cours de yoga. En fin de journée, il est possible de rester jouer au foot ou de se détendre au bar. "Être debout et bouger régulièrement a beaucoup plus d’effet sur la santé que le mobilier ergonomique".
Certains établissement proposent un restaurant avec possibilité de prendre le petit déjeuner ou le déjeuner et même de commander les repas pour le soir. Un service de repassage existe. Il est également possible d’emprunter un vélo.
Serait-cela le bien-être au travail ?
(publié le 2 décembre 2015)