Le médecin peut aussi rencontrer un grand nombre de mycoses dites exotiques dont il est important qu’il connaisse les éléments éco-épidémiologiques et/ou cliniques particuliers pour un diagnostic précoce.
Il en est ainsi des coccidiomycoses rencontrées dans les zones arides (déserts d’Amérique du Nord : Californie et Arizona, et d’Amérique du Sud). La contamination se fait par des arthrospores véhiculés par les poussières. Il s’ensuit une maladie pulmonaire guérissant spontanément en 2 à 3 semaines mais pouvant se compliquer (nodule pulmonaire isolé, cavité, pneumopathie).
Les mycétomes se rencontrent également dans les zones sèches, essentiellement en Amérique centrale, dans le Nord de l’Amérique du Sud, dans le Sahel, le sud de l’Inde. Les lésions cutanées sont caractéristiques (en pomme d’arrosoir) de surcroît oedémateuses et fistulisées et s’accompagnent volontiers de réactions inflammatoires osseuses.
Par contre, un certain nombre de mycoses exotiques se rencontrent plus souvent dans les forêts humides :
- notamment la sporotrichose sévissant en Amérique du Nord, Amérique Centrale et Afrique du Sud, de symptomatologie essentiellement cutanée,
- la paracoccidiomycose, uniquement américaine (rôle du tatou comme hôte habituel des paracoccidies),
- la rhino entomophtoromycose de contamination endo-nasale par moustique ou traumatisme. Chez les sujets positifs pour le VIH, les mycoses sont très répandues, notamment la pénicilliose en Asie du Sud-Est (3e cause de mortalité chez les sujets VIH + en Asie).
Il faut aussi toujours évoquer une blastomycose cutanée devant toute lésion faisant penser à une leishmaniose cutanée sur un terrain d’immunodépression ; l’inoculation de cette maladie est accidentelle : morsure de chien contaminé, piqûre, égratignure, …
RSS