La participation à ce recensement des activités de soudage a été faible malgré la simplicité du protocole et du questionnaire. Il y a sans doute trois raisons principales :
- la difficulté d’aborder un sujet très technique et parfois mal connu,
- la charge de travail actuellement très élevée des médecins du travail qui se voient attribuer de nouveaux établissements à suivre, au fur et à mesure de la diminution du temps médical disponible,
- l’impossibilité qui en découle d’avoir une connaissance exhaustive des situations de travail dans tous les établissements suivis.
La participation libre des 13 médecins enquêteurs permet tout de même d’estimer que notre échantillon est aléatoire et donc probablement représentatif de ce qu’est l’activité de soudage dans les établissements suivis par l’ACMS.
Nos résultats nous permettent d’estimer qu’en moyenne chaque médecin de l’ACMS surveille de 1 à 3 % de salariés effectuant des activités de soudage. Certains établissements sont facilement repérables lorsque leur activité principale sous-entend une forte activité de soudage, en particulier des petites structures de moins de 20 salariés (par exemple : serruriers, métalliers, plombiers chauffagistes, etc.). Notre échantillon met en évidence les métiers de l’automobile (en particulier la carrosserie) et les métiers de la maintenance qui sont ubiquitaires. Il faut donc s’attacher à les rechercher quel que soit le domaine d’activité de l’entreprise. Par exemple, un établissement commercial occupant plus de 600 salariés avait trois salariés effectuant ponctuellement de la soudure.
Dans notre système informatique de recueil des risques professionnels, l’activité de soudage ne peut être identifiée que par l’item "fumées de soudage". L’adage "il n’y a pas de fumées sans feu" s’avère faux dans le domaine de la soudure car même le soudage sans flamme est générateur de fumées et de chaleur. Dans notre échantillon, c’est le soudage avec flamme qui prédominait et pouvait co-exister dans le même établissement avec du soudage sans flamme.
La composition des fumées de soudage dépend :
- des métaux constitutifs des pièces assemblées et du métal d’apport,
- du revêtement et des résidus de produits présents sur les faces à souder,
- des produits décomposés sous l’action de la chaleur.
La chaleur est à l’origine de risques d’incendie, d’explosion et de brûlure. Le soudage sans flamme peut occasionner des risques électriques et des coups d’arc.
L’ensemble des activités de soudage pose notamment des problèmes de gestes répétitifs, de postures et de manutention.
Une protection collective n’a été retrouvée dans notre échantillon que dans un établissement sur cinq, les équipements de protection individuelle étaient présents neuf fois sur dix et, malgré tout, la prévention mise en place n’apparaissait satisfaisante qu’une fois sur deux.
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