Au cours des dix prochaines années, la production éolienne terrestre et off shore devrait être multipliée par quatre tandis que la production solaire thermique et photovoltaïque devrait être multipliée par 30 ou 40. A ce jour, leur mise en œuvre n’est pas totalement maîtrisée au niveau des risques professionnels.
Il faut en effet adapter la démarche de prévention en tenant compte de ces nouvelles activités comme le travail en hauteur, les manutentions et l’électricité. Les entreprises concernées sont souvent des entreprises jeunes à effectif réduit et dispersées sur le territoire. En outre, les chantiers sont de courte durée, ce qui rend délicate la prévention des risques professionnels en direction de ces entreprises. Les opérations de pose sont directement concernées mais il faut déjà penser au nettoyage régulier (pour garantir un rendement optimal) et à la maintenance, en installant des dispositifs de prévention collective.
Il faut aussi se préoccuper de la santé des occupants du bâtiment et introduire des préconisations sanitaires et environnementales sur les matériaux et les procédés.
Outre le chauffage et la production d’eau chaude, les nouvelles technologies s’intéressent aussi au problème des déchets et notamment à la méthanisation qui permet de recycler les détritus ménagers en biogaz pour la production électrique et en compost naturel pour l’agriculture. Les risques sont minorés par la mécanisation qui diminue fortement la présence humaine. Néanmoins, les opérations de maintenance faisant intervenir des hommes restent le moment le plus critique et obligent au respect de consignes strictes (arrêt des machines pendant la maintenance, captage des poussières) et au port de protections individuelles (casque avec protections auditives, masque individuel de protection respiratoire).
Ajoutons le risque d’incendie à cause de la production de biogaz (formation et information du personnel, nécessité d’outils antidéflagrants en alliage spécial qui ne s’échauffe pas et ne crée aucune étincelle, déplacements limités et uniquement à pied, pas d’appareils électriques tant que les détecteurs de gaz inflammables n’ont pas rendu leur verdict).
La récupération de chaleur géothermique par simple échange reste la source prioritaire de production de chaleur et un quartier nord-est de Paris va se doter d’une centrale de géothermie de près de 1 200 m2 qui sera enterrée, ce qui exige une technique habituellement réservée à la construction de parkings. Garde-corps, échafaudages, trappes monte-charges, local électrique comportant des transformateurs, nécessitent des consignes de sécurité répétées régulièrement .
(publié le 22 mars 2011)
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