Pour évaluer l’exposition des employés aux substances
apparentées à la dioxine (telles que les
dibenzo-p-dioxines polychlorées, les dibenzofuranes
et les biphényles polychlorés), les auteurs
belges ont utilisé le test d’expression du gène de
la luciférase activée chimiquement (CALUX)
pour déterminer l’activité des apparentées à la
dioxine du sérum chez cinq employés avant et
après deux activités différentes de nettoyage à
l’intérieur d’un incinérateur d’ordures ménagères
en Flandres. La concentration sérique
moyenne en substances apparentées à la dioxine
des employés avant la première opération de
nettoyage, représentée comme valeur pondérée
d’équivalents de toxiques (ou TEQs) selon le
test CALUX, était de 17,2 pg CALUX
TEQ/gramme de graisse (allant de 12 à 22), ce
qui est comparable avec les concentrations trouvées
chez des hommes du même âge dans une
enquête pilote de santé environnementale flamande.
Après le travail de nettoyage, les
concentrations sériques moyennes des employés
étaient de 28,5pg CALUX TEQ/g de graisse (allant
de 18 à 31). A l’arrêt de la deuxième
tranche, l’activité moyenne des apparentées de
la dioxine chez les employés était de 15,4 pg
CALUX TEQ/g de graisse (allant de 12 à 21)
avant et de 16,4 pg CALUX TEQ/g de graisse
(allant de moins de 10 à 32, sachant que 10 pg
est la limite de détection) après l’opération de
nettoyage.
Ces résultats indiquent que les employés peuvent
être exposés aux substances apparentées à
la dioxine lorsqu’ils effectuent les opérations de
nettoyage dans un incinérateur municipal d’ordures
ménagères.
(publié le 22 septembre 2008)
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