Les mésothéliomes malins sont strictement liés à l’amiante, mais dans un certain nombre de cas aucune exposition ne peut être retrouvée. Les estimations publiées de cette proportion de cas sans exposition retrouvée comportent des variations importantes. Des différences historiques et géographiques dans la fraction des cancers dûs à une exposition donnée sont attendues, mais une identification incomplète des expositions non professionnelles peut avoir joué un rôle.
Pour évaluer le rôle des expositions non professionnelles dans la survenue de mésothéliomes malins en Italie, les expositions des cas enregistrés par le registre national des mésothéliomes (ReNaM) ont été examinées. Le ReNaM a démarré en 1993 dans cinq régions et il couvre actuellement 98% de la population italienne. L’information sur les expositions professionnelle et non professionnelle des cas est collectée chaque fois que possible.
De 1993 à 2001, le RENaM a enregistré 5 173 cas de mésothéliomes malins et les expositions ont été évaluées pour 3 552 d’entre eux. 144 cas et 150 cas avec des expositions limitées respectivement à l’environnement (le fait de vivre au voisinage d’une source industrielle ou naturelle d’amiante) ou familiales (le fait de vivre avec une personne professionnellement exposée à l’amiante) ont été identifiées, représentant 8,3 % de tous les cas.
En conclusion, les variations géographiques dans la proportion des cas dûs à des expositions non professionnelles peuvent être expliquées par la répartition passée des industries utilisant de l’amiante.
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