Les services de santé au travail ont commencé il y a de nombreuses années, l’étude de la collecte des ordures ménagères, puisqu’en 1975 le docteur Hélène Laumonier publiait le premier article sur le sujet [1]. Par la suite, de nombreux auteurs ont poursuivi la description de la charge de travail des salariés effectuant cette collecte [2,3,4,5,6,7]. Tous ont constaté - et pour certains mesuré - la pénibilité importante des postes de ripeur.
Le tri sélectif s’est progressivement imposé dans de nombreuses communes et de nouveaux matériels ont été testés avec plus ou moins de bonheur [6,8].
La Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) a publié en 2008 une nouvelle recommandation R 437, qui doit permettre des avancées notables en matière de conditions de travail et de santé des travailleurs lors des opérations de collecte des ordures ménagères [9]. Les entreprises ont essayé d’automatiser au maximum la collecte des déchets ménagers, à la fois pour diminuer le risque d’accident et la pénibilité dans la profession, notamment en utilisant des Bennes à Chargement Latéral (BCL) qui ne requièrent plus de ripeur [10, 11].
Une entreprise d’Île-de-France a fait ce choix il y a déjà 20 ans. Le médecin du travail de l’ACMS récemment en charge de la surveillance du personnel a été alerté par les difficultés signalées lors des visites médicales et en particulier par la déclaration d’inaptitude au poste d’un conducteur. Ce constat ainsi que le projet de l’entreprise d’agrandir son parc de BCL ont conduit à l’élaboration d’une étude pluridisciplinaire approfondie de ce type de poste.
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