Introduction
- Le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) en 2002,
- l’European Risk Observatory Report ’Noise in figures’ publié par l’European Agency for Safety and Health at Work (EU-OSHA) 2006),
- le rapport ’Combined exposure to Noise and Ototoxic Substances’ de 2010 de l’ EU-OSHA, [1,2,3,4],
- la même directive italienne 2003/10/CE relative à l’exposition des travailleurs aux risques qui dérivent des agents physiques (bruit),
- et de nombreuses études,
- considèrent comme « risque émergent », la synergie possible entre l’exposition au bruit et aux substances ototoxiques en milieu de travail.
- En Italie, l’employeur évalue le bruit pendant le travail en prenant en considération, autant que possible, tous les effets sur la santé des travailleurs et sur la sécurité, résultant d’interactions entre le bruit et les substances ototoxiques mais aussi entre le bruit et les vibrations [5].
- L’ototoxicité des solvants et la synergie possible avec le bruit posent un problème pour la prévention en milieu professionnel et méritent une attention plus soutenue qu’actuellement.
Des études épidémiologiques comportent des données contradictoires, mais dans certains cas, confirment l’interaction entre le bruit et les solvants avec un risque relatif calculé en moyenne autour de 3. Il subsiste des doutes quant à l’importance de ces études et des limites sur les données de l’anamnèse, en particulier l’absence d’exposition comparative entre les groupes.
Presque tous les secteurs d’activité (bâtiment, chimie, métallurgie, agriculture, etc...) sont affectés par ce problème. Nous savons, par exemple, même si c’est approximatif, que le nombre des travailleurs exposés au bruit dans diverses entités nationales est de 30 000 000 aux États-Unis, 2 à 4 000 000 en France et 400 000 au Québec [6, 7, 8]. Aux USA toutefois, on estime que 10 millions de personnes sont exposées à des solvants dans les milieux du travail où le bruit est présent au-dessus du seuil de risque.
Dans la bibliographie, plus de 150 substances présentes en milieu de travail ont été identifiées comme potentiellement ototoxiques.
L’objectif ambitieux mais sûrement incomplet de ce texte est l’évaluation des nombreux aspects encore mal définis du problème.