Au fil du temps, le voyage aérien s’est banalisé. Nul ne conçoit plus, quel que soit son âge, son handicap ou sa maladie de devoir renoncer aux « destinations lointaines ». La moyenne d’âge des personnes transportées est d’ailleurs de plus en plus élevée. Il en résulte que de plus en plus de malades chroniques voyagent.
La cabine de l’avion soumet l’organisme à des contraintes spécifiques qui peuvent être délétères pour un passager présentant certaines pathologies. Le voyage générateur de fatigue, de stress... peut déstabiliser les sujets fragiles. Enfin, les destinations étant de plus en plus exotiques, il faut composer avec les médicaments du voyage (vaccinations, répulsifs, chimioprophylaxie du paludisme, etc.) qui peuvent venir interférer avec des traitements en cours. Il faudra aussi s’assurer que les médicaments pourront être transportés dans de bonnes conditions de conservation, que le traitement pourra être correctement suivi tout le long du séjour et que le malade pourra trouver sur place les secours nécessaires. C’est au médecin de conseiller son patient afin qu’il puisse voyager dans les meilleures conditions de sécurité possibles. C’est dans cette optique que la SMV avait choisi pour thème de sa biennale : « le malade voyageur ». Près de 200 médecins venus de toute la France ont répondu présent.
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