Pour conforter ou infirmer cette hypothèse, une chercheuse a centré son étude sur le secteur métallurgique belge et a étudié six entreprises dans lesquelles elle a sondé les travailleurs quant à leur degré de malaise psychique, d’épuisement émotionnel, de satisfaction au travail, d’attachement à l’entreprise et leurs intentions de départ.
Il apparaît que c’est dans l’entreprise où le travail en équipes est le moins élaboré que les salariés sont les moins stressés. Dans cette entreprise en effet, il n’y a pas de système de rotation dans le travail et pas de concertation structurée. Les opérateurs peuvent finaliser une commande à eux seuls, ce qui leur donne de nombreuses possibilités d’adaptation interne. Ils peuvent facilement consulter leurs collègues ou leur chef d’équipe.
Par contre, dans l’entreprise où le stress est le plus élevé, le travail est à la chaîne, avec des cycles courts, une concentration et une décentralisation ainsi qu’une disponibilité réduite du chef d’équipe.
"La satisfaction au travail est non seulement obtenue à travers une meilleure guidance, la collaboration et l’encadrement social, mais aussi en accordant aux travailleurs davantage de pouvoir d’adaptation".
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