Autre point fort de la journée, l’expérience de terrain rapportée par trois chefs d’entreprise confrontés à un problème de TMS. Appartenant à des secteurs d’activité tout à fait différents les uns des autres et devant faire face à une problématique elle aussi bien spécifique, chaque histoire racontée avec simplicité était riche d’enseignement.
Une entreprise du secteur alimentaire
Le patron d’une entreprise de viande employant 25 salariés à Dol de Bretagne a raconté comment il a repensé - avec l’aide de la CRAM et d’un kinésithérapeute - l’ergonomie des postes et l’organisation du travail dans sa société pour réduire le risque de TMS, améliorer les conditions de travail et augmenter la productivité.
Point fort de cette réorganisation, l’ensemble des salariés de l’entreprise a été impliqué dans la réflexion. L’esprit d’équipe est une valeur importante dans cette entreprise : la matinée débute par une séance commune d’échauffement musculaire et une discussion autour du planning de la journée. Ainsi chacun a une vision plus précise de son travail et de l’entreprise à laquelle il appartient. Cette réflexion commune sur le travail a soudé les équipes et diminué les TMS.
Une entreprise du BTP
La deuxième expérience rapportée concerne une entreprise du BTP, spécialisée dans la pose de bordures béton non calibrées et qui emploie 95 salariés à Montrouge. Du fait du port de charges lourdes (100 kg) et de gestes répétitifs, cette entreprise était confrontée à un taux élevé de TMS engendrant un fort absentéisme et des aléas dans le rendement de la société.
Une réflexion a été menée avec l’OPPBTP et il a été décidé d’investir pour trouver un matériel mieux adapté à la spécificité du travail (évolution en milieu urbain dense et pose de bordures non calibrées).
La solution a été trouvée grâce à l’achat d’un engin de chantier de petite taille et très maniable, repéré un peu par hasard lors d’un voyage en Italie.
L’introduction de cette nouvelle machine a été associée à une réflexion sur l’organisation du travail, incluant une analyse approfondie des postes et des tâches de travail, menée avec le service de santé au travail et la CRAMIF. Entre autres actions proposées, des relais de prévention ont été mis en place. Les plaintes pour TMS ont sensiblement diminué.
Une entreprise d’élagage
Enfin, le fondateur d’une société d’élagage de la région parisienne est venu parler de son métier aux fortes exigences physiques et mentales (escalade, travail en hauteur, posture inconfortable, force physique, maniement de tronçonneuses). Confrontés à d’importants problèmes de TMS et à un turn over élevé des salariés, lui et son équipe essaient en permanence de progresser dans l’utilisation des outils à disposition et d’en chercher de nouveaux, mieux adaptés aux spécificités du travail.
La formation continue tout au long du parcours professionnel et le partage d’expérience sont privilégiés dans cette entreprise qui organise régulièrement des séances de réflexion et de discussion avec l’ensemble du personnel pour évoquer les difficultés et les améliorations possibles ; une façon de faire profiter tous les salariés de l’expérience de chacun.
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