La position assise et l’existence de la pique ont
tendance à figer le violoncelliste entre trois
points fixes : l’appui de l’instrument au sol, l’appui de l’instrument sur son thorax et ses propres
appuis sur la chaise. Une hauteur et une inclinaison
de l’instrument inadaptées par rapport à
la morphologie du musicien provoquent un
déséquilibre des courbures rachidiennes en hyperlordose
ou en cyphose lombaire. Il est primordial
de souligner l’importance de l’équilibre
des courbures rachidiennes entre les appuis et le
poids de la tête. Ce placement, allié à la participation
active de la ceinture scapulaire, permet
de soulager la main des efforts de porter et
d’orienter de manière efficace le membre supérieur
dans tous les plans de l’espace. Les deux
membres supérieurs devant travailler en parfaite
coordination au service d’un unique résultat sonore,
il ne faut jamais négliger le fait qu’un défaut
de performance au niveau d’une main
risque d’être compensé par un surcroît de travail
du coté opposé.
(publié le 11 décembre 2008)
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