Cet article regroupe six études extraites de la partie « maladies respiratoires professionnelles » de la Revue des Maladies Respiratoires, parue en juin 2007, et particulièrement riches en informations pour les médecins du travail.
- La réactivité bronchique aux allergènes de boulangerie est étroitement liée à l’importance de l’allergie cutanée : les résultats de l’étude portant sur 24 boulangers ou pâtissiers ayant un asthme professionnel probable d’après les données cliniques, suggèrent qu’il existe une relation entre la réponse cutanée aux allergènes spécifiques et la sévérité de l’asthme rencontré en boulangerie dont la farine constitue la première cause en France.
- Près de 7 % des professionnels de santé ont un asthme lié à leur profession (port de gants en latex, administration d’aérosols de médicaments, nettoyage des instruments et des surfaces) : la survenue d’allergie concernant l’ensemble des professions de santé, il est important de limiter l’utilisation des produits utilisés en aérosol et des gants poudrés en latex.
- Chez tout asthmatique en âge de travailler, un recueil soigneux des curriculum laboris est réellement indispensable afin de mieux diagnostiquer les asthmes professionnels : il existe une sous-estimation de la fraction réelle d’asthme professionnel, très probablement due au manque de recueils détaillés de l’histoire professionnelle des sujets asthmatiques par les personnels soignants.
- Dans les populations antérieurement exposées à l’amiante, plus l’arrêt du tabac est ancien, moins le risque de cancer bronchopulmonaire est élevé : c’est ce qui ressort de l’étude d’une cohorte de 2 935 personnes ayant travaillé dans une région de l’Ouest australien qui a exploité de la crocidolite.
- Exposition professionnelle à la silice cristalline et risque de cancer du poumon : qu’apportent les études épidémiologiques récentes ? La prise en compte de 45 études épidémiologiques publiées depuis la dernière évaluation du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) souligne les incertitudes concernant le rôle cancérogène propre de la silice en l’absence de silicose.
- Certains polymorphismes du gène de la protéine B du surfactant sont associés à un excès de risque de cancer du poumon chez des travailleurs exposés au chrome, c’est ce que concluent les auteurs d’une étude portant sur 230 sujets japonais (31 cas de cancer bronchopulmonaire exposés au chrome hexavalent, 38 cas d’adénocarcinome pulmonaire non exposés, 46 cas de cancer épidermoïde bronchique non exposés, 26 sujets sains exposés au chrome hexavalent, 89 sujets témoins sains non exposés sélectionnés de façon aléatoire dans une même région du Japon).
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