Pour réussir ces transformations, une modification importante de la législation est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante. Des référentiels de compétence, précisant les nouveaux rôles, doivent être mis en place pour toutes les professions de la santé au travail et il est nécessaire qu’elles construisent une culture commune, par exemple en partageant certaines formations. En plus de connaissances techniques actualisées, les médecins du travail doivent acquérir une meilleure compréhension du fonctionnement des entreprises et les capacités managériales nécessaires à l’animation de réunions et à la conduite de projets.
Les mentalités doivent également évoluer pour qu’employeurs et salariés perçoivent mieux l’utilité des services de santé au travail. Cela passe certainement par la prise en main du changement par les acteurs locaux (employeurs et représentants des salariés) au sein des entreprises, des services de santé au travail, comme au niveau des régions (notamment dans les comités régionaux de prévention des risques professionnels).
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