Niveau d’activité physique des salariés franciliens

(lien entre fatigue professionnelle, connaissances et niveau d’activité physique perçu)

Résultats

Les participants ont saisi 2 669 questionnaires. Soixante-neuf salariés sollicités ont refusé de remplir un questionnaire (2,6 %). Ce sont donc 2 600 questionnaires qui ont été analysés.

Âge (n = 2 600)
Les salariés qui ont participé à l’étude étaient 1 463 hommes (56,3 %) et 1 137 femmes (43,7 %), leur âge moyen était de 37,8 ans (écart type : 10,74 ; de 16 à 70 ans). Il n’y a pas de différence significative entre les hommes et les femmes.

Catégorie professionnelle (n = 2 582)
Les employés représentent près de la moitié des répondants (47,9 %), les cadres près d’un tiers (30,8 %), les ouvriers 12,6 % et les agents de maîtrise 8,7 %. La répartition selon le sexe apparaît sur le tableau 1 « Catégorie – Analyse en fonction du sexe ».

Tableau 1 : Catégorie – Analyse en fonction du sexe


Homme Femme Total
Ouvrier 10,8 % 1,8 % 12,6 %
Employé 21,6 % 26,3 % 47,9 %
Agent de maîtrise 5,2 % 3,6 % 8,7 %
Cadre 18,6 % 12,2 % 30,8 %
total 56,2 % 43,8 % 100,0 %

Il y a une différence hautement significative entre les hommes et les femmes dans la répartition entre catégories professionnelles (p = 0,001).

Horaires de travail (n = 2 577)Le travail de jour est la règle (91,9 %), le travail de nuit est déclaré par 3,2 % des répondants et 4,9 % des salariés travaillent avec des horaires atypiques.
Les femmes travaillent très significativement (p < 0,001) moins souvent de nuit (1,4 % versus 4,5 %) ou avec des horaires atypiques (3,4 % versus 6,1 %).

Les activités suivantes sont-elles des activités physiques ?
La réponse « oui » était attendue pour chacune des affirmations.

  1. Monter les escaliers (n = 2 569)
    Ils sont 73,2 % à considérer que monter des escaliers est une activité physique, très significativement moins souvent pour les hommes (70,7 % versus 76,4 %), p = 0,001.
  2. Jardiner (n = 2 533)
    Ils sont 66,2 % à considérer que jardiner est une activité physique, sans différence significative entre les hommes et les femmes.
  3. Faire le ménage (n = 2 547)
    Ils sont 64,8 % à considérer que faire le ménage est une activité physique, très significativement moins souvent pour les hommes (59,6 % versus 71,3 %), p < 0,001.
  4. Jouer au golf (n = 2 509)
    Ils sont 63,2 % à considérer que jouer au golf est une activité physique, très significativement moins souvent pour les hommes (59,7 % versus 67,6 %), p < 0,001.
  5. Faire un match de football (n = 2 542)
    Ils sont 92,3 % à considérer que faire un match de football est une activité physique, sans différence significative entre les hommes et les femmes.

Toutes les affirmations concernaient des activités considérées comme physiques. Ils étaient 937 (36 %) à répondre correctement aux 5 questions, 482 (18,5 %) à répondre correctement à 4 questions, 502 (19,3 %) à répondre correctement à 3 questions, 405 (15,6 %) à répondre correctement à 2 questions, 210 (8,1 %) à répondre correctement à 1 question et 64 (2,5 %) à ne jamais répondre correctement.

Les répondants à 4 et 5 bonnes réponses sur 5 étaient classés en score haut (1 419), la répartition apparaît sur le tableau 2 « Connaissances sur l’activité physique ».

Tableau 2 : connaissances sur l’activité physique


Effectifs %
Score Bas 1 181 45,4 %
Score Haut 1 419 54,6 %
Total 2 600 100,00 %

Le score moyen est de 3,5 bonnes réponses sur 5 (écart type : 1,43), très significativement plus élevé pour les femmes (3,65 versus 3,41) p < 0,001.
Le niveau de connaissance sur ce qu’est une activité physique est supérieur pour les femmes (3,65 versus 3,41, p <0,001).
Il en est de même à l’analyse comparée des scores présentée dans le tableau 3 « Connaissances sur l’activité physique, comparaison hommes / femmes (scores) ».

Tableau 3 : connaissances sur l’activité physique, comparaison hommes / femmes (scores)


Score Bas Score Haut Total
Homme 49,2 % 50,8% 1 463
Hemme 40,5% 59,5 % 1 137
Total 45,4 % 54,6 % 2 600

Il existe un gradient croissant pour les scores hauts en fonction de l’âge allant de 39,3 % (moins de 25 ans) jusqu’à 70,7 % après 60 ans (p < 0,001).
Ce sont les cadres qui ont le meilleur taux de score haut de connaissances sur l’activité physique avec 60,2 % de scores haut versus 54,6 % pour l’ensemble (p = 0,001).

Êtes-vous d’accord avec les propositions ci-dessous ?
Pour les questions 1 à 3 la réponse « plutôt oui » était attendue, et la réponse « plutôt non » pour les questions 4 à 6.

  1. Pratiquer régulièrement une activité physique permet de faire baisser la tension artérielle (n = 2 525)
    Ils sont 78,8 % à considérer que la pratique régulière d’une activité physique permet plutôt de faire baisser la tension artérielle, significativement moins souvent pour les femmes (76,4 % versus 80,2 %), p < 0,01.
  2. Les personnes pratiquant régulièrement une activité physique sont moins sujettes à la dépression (n = 2 550)
    Ils sont 83 % à considérer que les personnes pratiquant régulièrement une activité physique sont plutôt moins sujettes à la dépression, sans différence significative entre les hommes et les femmes.
  3. La pratique de la marche à pied 3 fois par semaine permet d’abaisser la gravité du diabète (n = 2 435)
    Ils sont 62,5 % à considérer que la pratique de la marche à pied 3 fois par semaine permet plutôt d’abaisser la gravité du diabète, sans différence significative entre les hommes et les femmes.
  4. Il faut qu’une activité physique soit intense pour baisser le risque de cancer (n = 2 481)
    Ils sont 89,5 % à avoir répondu « plutôt non » à cette question, significativement plus souvent pour les femmes (91,3 % versus 88,1 %), p = 0,01.
  5. L’arthrose des membres inférieurs (hanches, genoux ou pieds) interdit la randonnée (n = 2 473)
    Ils sont 64,9 % à avoir répondu « plutôt non » à cette question, significativement plus souvent pour les femmes (67,7 % versus 62,7 %), p = 0,01.
  6. Les sportifs de haut niveau sont moins sujets aux infections (n = 2 458)
    Ils sont 72,3 % à avoir répondu « plutôt non » à cette question, sans différence significative entre les hommes et les femmes.

Ils étaient 372 (14,3 %) à répondre correctement aux 6 questions, 905 (34,8 %) à répondre correctement à 5 questions, 745 (28,7 %) à répondre correctement à 4 questions, 408 (15,7 %) à répondre correctement à 3 questions, 120 (4,6 %) à répondre correctement à 2 questions, 30 (1,2 %) à répondre correctement à 1 question et 20 (0,8 %) à ne jamais répondre correctement. Les répondants à 5 ou 6 bonnes réponses sur 6 étaient classés en score haut (1 277), sans différence significative entre les hommes et les femmes, la répartition apparaît sur le tableau 4 « Santé et activité physique (scores) ».

Tableau 4 : Santé et activité physique (scores)


Effectifs %
Score Bas 1 323 50,9 %
Score Haut 1 277 49,1 %
Total 2 600 100,00 %

Le score moyen est de 4,32 bonnes réponses sur 6 (écart type : 1,18), sans différence significative entre les hommes et les femmes.
Ce sont les cadres qui ont le meilleur taux de scores hauts pour la connaissance des effets sur la santé avec 56,9 versus 49,1 pour l’ensemble (p < 0,001).
Pour le score global calculé à partir de « connaissances activité physique » et « connaissances santé et activité physique », les répondants à 9, 10 et 11 bonnes réponses étaient classés en score haut (1 073), la répartition apparaît sur le tableau 5 « connaissances activité physique et connaissances santé et activité physique (scores) ».

Tableau 5 : connaissances activité physique et connaissances santé et activité physique (scores)


Homme Femme Effectifs %
Score bas 60,7 % 56,2 % 1 527 58,7 %
Score haut 39,3 % 43,8 % 1 073 41,3 %
Total 100,00 % 100,00 % 2 600 100,00 %

Les femmes sont plus nombreuses à avoir un score haut de connaissances globales (43,8 % versus 39,3 % ; p < 0,05).
Il existe un gradient croissant de scores hauts en fonction de l’âge allant de 29,3 % (moins de 25 ans) jusqu’à 80,0 % après 60 ans (p < 0,001).
Ce sont les cadres qui ont le meilleur score haut de connaissance globale avec 49,6 % versus 41,3 % pour l’ensemble (p < 0,001).
Nous avons effectué une régression logistique binaire, avec pour variable dépendante le score (haut/bas) de connaissance globale et avec pour variables explicatives notamment le sexe, l’âge, la catégorie professionnelle, le niveau d’activité physique globale.
La régression logistique montre que les seuls facteurs sexe, âge et catégorie professionnelle jouent un rôle dans le niveau de connaissances globales.
Les résultats de cette régression logistique sont présentés dans le tableau 6 « Régression logistique ».

Tableau 6 : Régression logistique

p Odd ratio IC 95%
Inférieur Supérieur
Sexe Sexe f (réf) 1
Sexe m 0,010 0,802 0,678 0,948
CSP cadre (réf) 0,000 1
ouvrier 0,000 0,568 0,431 0,747
employé 0,000 0,620 0,514 0,747
Agent de maîtrise 0,013 0,681 0,502 0,923
Age 60 - 65 (réf) 0,000 1
20 – 25 0,046 0,105 0,011 0,960
25 – 35 0,087 0,146 0,016 1,326
35 – 45 0,160 0,205 0,023 1,868
45 – 55 0,157 0,203 0,022 1,845
55 – 60 0,193 0,228 0,025 2,114
constante 0,096 6,529

Votre travail est-il physiquement peu fatigant / supportable / soutenu / épuisant ? (n = 2 566).
Ils sont 38,7 % des répondants à estimer leur travail physiquement supportable, plus d’un tiers physiquement peu fatigant (34,9 %), 18,9 % soutenu et 7,6 % épuisant. Il existe une différence significative (p < 0,001) entre les hommes et les femmes, la répartition est présentée dans le tableau 6 « Travail physiquement – croisement en fonction du sexe ».

Tableau 6 : travail physiquement - croisement en fonction du sexe

homme femme total
Travail physiquement Peu fatigant 30,2 % 41,0 % 34,9 %
Supportable 40,7 % 36,0 % 38,7 %
Soutenu 21,3 % 15,7 % 18,9 %
Épuisant 7,8 % 7,3 % 7,6 %
Total 56,4 % 43,6 % 100,0 %

La perception d’avoir un travail physiquement épuisant n’est pas significativement différente selon le sexe.

Votre travail est-il nerveusement peu fatigant / supportable / soutenu / épuisant ? (n = 2 513)
Ils sont 39,6 % des répondants à estimer leur travail nerveusement supportable, 36,2 % nerveusement soutenu, 13,4 % épuisant et 10,7 % peu fatigant. Il existe une différence significative (p < 0,05) entre les hommes et les femmes, la répartition est présentée dans le tableau 7 « Travail nerveusement * croisement en focntion du sexe ».

Tableau 7 : travail nerveusement - croisement en fonction du sexe

homme femme total
Travail nerveusement Peu fatigant 11,3 % 10,0 % 10,7 %
Supportable 39,5 % 39,7 % 39,6 %
Soutenu 37,6 % 34,5 % 36,2 %
Épuisant 11,6 % 15,8 % 13,4 %
total 56,1 % 43,9 % 100,0 %

La perception d’avoir un travail nerveusement épuisant est significativement plus importante chez les femmes (15,8 % versus 11,6 %).

Votre trajet domicile travail est-il peu fatigant / fatigant / très fatigant / épuisant ? (n = 2 575)
Ils sont 61 % des répondants à estimer leur trajet domicile travail peu fatigant, près d’un tiers l’estime fatigant (28,9 %), 6,4 % très fatigant et 3,3 % épuisant. Il n’existe pas de différence significative entre les hommes et les femmes.

Activité physique en dehors du travail (n = 2 571)
Ils sont 43,6 % des répondants à estimer être actifs, 39,2 % s’estiment modérément actifs, 9,6 % très actifs et 7,6 % pas actifs. Il n’existe pas de différence significative entre les hommes et les femmes.

Activité physique globale (n = 2 560)Ils sont 47,9 % des répondants à estimer être actifs, 37,0 % s’estiment modérément actifs, 9,6 % très actifs et 5,5 % pas actifs. Il n’existe pas de différence significative entre les hommes et les femmes.
Nous avons croisé la sensation de fatigue physique au travail et l’activité physique globale. Le résultat est présenté dans le tableau 8 « Travail physiquement - Croisement en fonction de l’activité physique globale »

Tableau 8 : travail physiquement - croisement en fonction de l’activité physique globale

Pas actif Modérément actif Actif
Très actif total
Travail
physiquement
Peu fatigant 52,2 % 42,0 % 29,2 % 26,3 % 34,9 %
Supportable 29,0 % 37,0 % 41,7 % 36,2 % 38,7 %
Soutenu 15,2 % 15,2 % 21,7 % 20,2 % 18,8 %
Épuisant 3,6 % 5,8 % 7,4 % 17,3 % 7,5 %
total 5,50% 37,0 % 47,9 % 9,6 % 100,0 %

Les personnes qui s’estiment très actives pour leur activité physique globale, déclarent significativement plus souvent avoir un travail physiquement épuisant (17,3 % versus 7,5 %, p < 0,001).

Nous avons croisé la sensation de fatigue nerveuse au travail et l’activité physique globale. Le résultat est présenté dans le tableau 9 « Travail nerveusement * Activité physique globale »

Tableau 9 : travail nerveusement - Activité physique globale

Pas actif Modérément actif Actif Très actif total
Travail
nerveusement
Peu fatigant 13,4 % 10,4 % 10,8 % 11,6 % 10,9 %
Supportable 38,8 % 40,0 % 40,3 % 34,9 % 39,6 %
Soutenu 33,6 % 37,4 % 37,2 % 27,4 % 36,1 %
Épuisant 14,2 % 12,2 % 11,7 % 26,1 % 13,4 %
total 5,4 % 36,9 % 48,0 % 9,7 % 100,0 %

Les personnes qui estiment avoir un travail nerveusement épuisant déclarent significativement plus souvent être très actives pour leur activité physique globale (26,1 % versus 13,4 %, p < 0,001).

Recherche d’un lien éventuel entre le volume global d’activité physique déclarée et le niveau de connaissance.
Chez les répondants modérément actifs, le score moyen de connaissance sur ce qu’est l’activité physique est significativement meilleur (3,65 versus 3,52 ; p < 0,01).

Recherche selon le sexe d’un lien éventuel entre le volume global d’activité physique déclarée et le niveau de connaissance.
Chez les femmes comme chez les hommes, il n’y a pas de différence significative entre le niveau d’activité physique globale et le niveau de connaissance, que ce soit en comparant les scores moyens ou la répartition des scores haut/bas.

Recherche selon le sexe d’un lien éventuel entre le niveau de fatigue au travail et le niveau de connaissance.

Chez les hommes

Parmi ceux qui déclarent avoir un travail physiquement soutenu (n = 308), 56,5 % ont un score haut de connaissance de ce qu’est une activité physique contre 51 % pour l’ensemble (p < 0,05).
Parmi ceux qui déclarent avoir un travail physiquement épuisant (n = 113), 57,5 % ont un score haut de connaissance de ce qu’est une activité physique contre 51 % pour l’ensemble (p < 0,05).
Parmi ceux qui déclarent avoir un travail nerveusement soutenu (n = 530), 58,3 % ont un score haut de connaissance de ce qui est une activité physique contre 51,3 % pour l’ensemble (p < 0,001).
Parmi ceux qui déclarent avoir un travail nerveusement épuisant (n = 163), 54,6 % ont un score haut de connaissance de ce qui est une activité physique contre 51,3 % pour l’ensemble (p < 0,001).

Parmi ceux qui déclarent avoir un travail nerveusement soutenu (n = 530), 46,2 % ont un score haut de connaissance globale contre 40,0 % pour l’ensemble (p < 0,001).

Chez les femmes
Parmi celles qui déclarent avoir travail nerveusement soutenu (n = 380), 65 % ont un score haut pour la connaissance de ce qui est une activité physique contre 59,8 % pour l’ensemble (p < 0,05).
Parmi celles qui déclarent avoir un travail nerveusement soutenu (n = 380), 50 % ont un score haut pour la connaissance globale contre 44,3 % pour l’ensemble (p < 0,05).