Parmi les médecins du travail volontaires de
SUMER 2003, 58 médecins issus de plusieurs
régions ont accepté de participer à une 2e enquête
complémentaire de comparaison de leur propre évaluation des expositions de salariés volontaires
(n = 191) avec celle faite par un hygiéniste
industriel après enquête sur la même semaine
de travail. Le nom d’enquête « SUMER
Hygiène Industrielle » lui a été attribué, résumé
en SUMER HI. Il apparaît que les logiques
d’évaluation se sont resserrées par rapport à
l’enquête SUMER 94, à la fois entre les médecins
enquêteurs et entre médecins et hygiénistes,
probablement en grande partie du fait que le
guide de collecte 2003 a été réactualisé proposant
des règles de conduite et des définitions
précises au niveau de l’évaluation des risques
chimiques. Cependant, certains items posent encore
question au niveau de leur évaluation : les
produits très présents en environnement non
professionnel, les agents chimiques à consonance
médiatique marquée (éthers de glycol), les
poussières métalliques, les fluides de lubrification
et de refroidissement, les composés organiques
volatils et les solvants. Il est intéressant
de voir que à partir de définitions claires, les approches
des médecins du travail sur le terrain et
des hygiénistes industriels pour des études épidémiologiques
peuvent arriver à des résultats très
cohérents. Ce type d’étude de comparaison permet
de valider des questionnaires professionnels
bien ciblés donnant la possibilité aux travailleurs
d’exprimer la réalité de leurs tâches et
de leurs expositions. Ces questionnaires pourraient
être utiles pour faire décrire des cursus
professionnels, notamment dans le cadre du
suivi post-professionnel.
(publié le 30 janvier 2009)
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