Traitement des peintures au plomb

C. Arnaud Prévention BTP, 2012, n°151, pp. 34-35

Ce n’est que de février 1993 que date l’interdiction absolue de la mise sur le marché de peintures au plomb (bien que l’usage de la céruse ait été interdit en 1948). De fait, une grande prudence s’impose pour les travaux sur des bâtiments construits avant 1993 et sur ceux ayant bénéficié d’une protection anticorrosion avec une peinture contenant du minium de plomb.
Plusieurs modes de décapage existent : mécanique, thermique ou chimique.
Certaines méthodes sont à privilégier notamment :

  • le grenaillage à l’aide d’une machine portative qui projette à grande vitesse des minibilles d’acier sur le revêtement à décaper. Le retrait est efficace avec une aspiration simultanée des poussières et des particules de revêtement ;
  • le décapage chimique avec un décapant "bio" qui nécessite de la rigueur quant aux délais d’application et un rinçage à l’eau avec traitement des eaux polluées ;
  • le cryodécapage (projection sur le revêtement de petits cylindres de glace carbonique) avec le principal inconvénient de libérer du gaz carbonique, ce qui impose une ventilation avec renouvellement d’air du poste de travail ;
  • l’hyrdrodécapage avec un jet d’eau sous pression pouvant dépasser 1 500 bars, qui impose la récupération et la filtration des eaux polluées.

De tels travaux nécessitent de prévenir le service de santé au travail, le CHSCT, les délégués du personnel et de mettre à disposition les équipements de protection collective et individuelle après information des opérateurs sur le risque plomb et formation à la technique retenue et au traitement des déchets.

(publié le 23 août 2012)