Les auteurs danois et californien de cette étude ont examiné les associations entre le travail posté maternel pendant la grossesse, la qualité et la quantité de sperme et le niveau des hormones sexuelles de leurs fils (jeunes adultes).
Pour cela, une cohorte de femmes enceintes danoises a été établie entre 1984 et 1987. Les échantillons de sperme et de sang ont été analysés chez 347 fils âgés de 18 à 21 ans (en 2005-2006). Aux alentours de leur 36ème semaine de grossesse, les mères avaient complété un questionnaire comportant une question sur le travail posté pendant la grossesse, pour laquelle les mères de 278 fils avaient répondu à la question.
Parmi les 278 fils, 42 (15 %) avaient eu une exposition fœtale au travail posté maternel. Parmi eux, 30 % (IC 95 % ; 58 à 16) avaient de faibles anomalies morphologiques de leurs spermatozoïdes ; 18 % (IC 95 % ; 30 à 100) de fortes anomalies. 11 % (IC 95 % ; 0,6 à 25) avaient un taux de testostérone plus élevé que les hommes non exposés.
Le volume de sperme, le nombre de spermatozoïdes ainsi que leur mobilité, le niveau sérique d’œstradiol, de FSH, de LH, d’Inhibine B, et de SHBG (Sexe Hormone-Binding Globuline) n’étaient pas associés à l’exposition au travail posté maternel pendant la grossesse.
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