Un suicide, et ensuite ?

S. Germain Entreprise et Carrières, 2015, n°1247, pp. 36-37
Le suicide d’un salarié est perçu différemment par les collègues et la réaction est différente selon les individus : colère, culpabilité, incompréhension, etc. Après une période de sidération, vient souvent l’heure des responsabilités et le manager doit penser à se protéger tout comme l’entreprise et l’enquête doit débuter très vite.
Le soutien psychologique est à mettre en place pour évacuer le psycho-traumatisme.
Il faut éviter que l’absent ne devienne envahissant et plutôt que de laisser des photos du défunt partout, mieux vaut faire quelque chose ensemble, par exemple ouvrir un cahier où chacun pourra exprimer et libérer ses émotions.
L’espace de travail sera réorganisé et il est conseillé de ne pas y installer quelqu’un avant 10 semaines ; le choix se portera plutôt sur un intérimaire ou une personne en CDD qui aura pour seule mission celle de faire face à la charge de travail.
L’entreprise ne cherchera pas à enterrer l’affaire ou à la relativiser ; les plaies sont parfois difficiles à refermer et certains ont besoin de temps pour apaiser leur souffrance.
(publié le 4 septembre 2015)