Au terme de cette journée consacrée à la prévention des TMS, les différents partenaires ont salué la qualité des interventions.
- Jean-Baptiste Obéniche (directeur général de l’ANACT) s’est déclaré très satisfait de la teneur des débats et a formulé le souhait de renouveler ce type de manifestation, fondée sur la coopération de différentes institutions aux compétences et aux apports complémentaires.
- Françoise Cousin (directeur délégué de l’INRS) a, elle aussi, souligné l’importance d’un travail en collaboration, non seulement entre les différents chercheurs mais aussi entre les concepteurs et les utilisateurs. Une vision globale des TMS est nécessaire, prenant en compte l’ensemble des facteurs de risques professionnels. Ceci d’autant que les TMS sont véritablement un souci majeur dans bien des secteurs d’activité.
- Parce que les TMS représentent 90% des maladies professionnelles du secteur agricole, Philippe Laffon (directeur de la santé à la MSA) a insisté sur l’importance des actions de prévention, prenant en compte la particularité de chaque secteur d’activité (viticulture, maraîchage, élevage, travaux forestiers, paysagisme etc). Il faut pour cela développer une large palette d’outils pluridisciplinaires et encourager les partenariats de recherche.
- Lui aussi très touché par les TMS, le secteur du BTP, représenté par Michel Fleygnac (directeur régional Île-de-France, OPPBTP), est mobilisé depuis longtemps dans la lutte contre cette maladie professionnelle. Prolongement des actions mises en oeuvre depuis 25 ans dans ce domaine, un site internet destiné aux entrepreneurs de ce secteur est consultable depuis quelques mois (http://www.tmsbtp-attentionfragile.fr/).
- Enfin, les collectivités territoriales ne sont pas à l’abri du risque de TMS qui constitue 75% des dossiers de compensation financière. « Nous avons aujourd’hui un devoir d’information sur les moyens de prévenir ce fléau » a indiqué Michel Rouland (chargé de développement prévention, CNRACL). La CNRACL gère depuis 2003 le Fonds national de prévention des AT/MP, avec trois missions : développer un système d’information, soutenir les démarches de prévention initiées par les collectivités hospitalières et territoriales et élaborer des recommandations et des bonnes pratiques. Les TMS occupent une large place dans ces dossiers.
- Clôturant la journée, Jean-Denis Combrexelle (directeur général du travail) a rappelé que si la prévention des TMS constitue une priorité pour le gouvernement, elle ne peut être efficace que si tous les acteurs concernés travaillent de concert. En effet, le second plan santé au travail (PST2) réaffirme la nécessaire mobilisation de tous les acteurs de la prévention dans la lutte contre les TMS. Il insiste aussi sur l’importance en matière de santé et sécurité au travail, de favoriser une approche sectorielle (BTP, agriculture...) et par type de population dont certaines sont particulièrement vulnérables (intérimaires, seniors...). L’objectif annoncé dans le PST2 est de stabiliser le nombre de maladies professionnelles en réduisant les TMS. Jean-Denis Combrexelle a salué l’action sur le terrain des services de santé au travail : « le médecin du travail est l’acteur pilier au sein de l’entreprise ; il peut faire appel aux IPRP (intervenants en prévention des risques professionnels) pour mener ses actions, pour enrichir un état des lieux et proposer aux partenaires sociaux de l’entreprise des actions de prévention » a -il déclaré.
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