Les accidents avec exposition au sang (AES) au CHNU de Fann de Dakar (Sénégal)

Introduction

L’accident avec exposition au sang est défini comme un contact accidentel avec du sang ou un liquide biologique contaminé par du sang lors d’une piqûre avec une aiguille, lors d’une coupure avec un objet tranchant ou lors d’un contact avec du sang ou un liquide contaminé sur une plaie, une peau lésée ou une muqueuse [1].

Sur le plan épidémiologique, on distingue

  • Les AES dits professionnels qui touchent essentiellement les professions de soins, les professions paramédicales et assimilées (aides-soignants, ambulanciers, pompiers, secouristes …) et les professions de nettoyage et gestion des déchets biomédicaux.
  • Les AES dits non professionnels qui sont secondaires à des rapports sexuels à risque non protégés et des échanges de matériel injectable chez les usagers de drogue intraveineuse.

Les principaux agents pathogènes responsables d’infections post AES sont les bactéries, les parasites et les virus (rétrovirus, virus des hépatites B et C, virus des fièvres hémorragiques, herpès virus, virus de la fièvre de la vallée du Rift, virus Kyasanur et Chikungunya) [2]. Les maladies infectieuses transmissibles demeurent encore des priorités de santé publique dans nos pays africains subsahariens où vivent 76 % des 6 800 personnes infectées quotidiennement par le VIH [3].

Les AES constituent une réelle préoccupation pour les médecins du travail au sein de nos structures de soins où ils se caractérisent par une méconnaissance de leur prévalence et une sous notification malgré les efforts consentis dans la prévention et l’obligation d’une surveillance médicale régulière des différentes catégories professionnelles.

Le but de ce travail est de recenser les AES, documenter leurs circonstances et mécanismes de survenue et évaluer les connaissances, attitudes et pratiques du personnel du CHNU de Fann en matière d’AES.