Les rhinites professionnelles

Prévention

La prophylaxie et le contrôle de l’environnement de travail (notamment une ventilation adaptée), sont les mesures les plus efficaces pour la gestion des cas confirmés de rhinite professionnelle.

Il existe trois axes, vers lesquels il faut porter son attention :

  • le travailleur,
  • les machines et l’environnement de travail (13).

Protection collective

Des mesures d’hygiène industrielle peuvent aider à la protection des patients :

  • substitution des produits allergisants,
  • contrôle ou élimination des fumées ou gaz nuisibles par des installations d’aspiration efficaces,
  • vérification périodique des appareillages en portant une attention particulière à la propreté des filtres.

L’information du personnel est primordiale

Il faut informer le personnel en ce qui concerne le potentiel allergénique des sensibilisants industriels. Cette information rendrait les travailleurs conscients des premiers signaux d’alarme et certainement plus coopérants avec les mesures utiles à leur protection.

Protection individuelle

Emploi de masques, de vêtements protecteurs et de gants.

Il faut rappeler les très nombreux jugements de la Cour Constitutionnelle et de la Cour Suprême de Cassation Italiennes qui réaffirment le droit à la salubrité du milieu du travail, en conformité avec l’art. 32 de la Constitution italienne, qui est considéré « potiore », c’est-à-dire prédominant sur les autres.

Obligations des médecins

Dans cette optique, on doit rappeler aussi quelques obligations, prévues par les réglementations actuelles. Lorsque le spécialiste O.R.L. (dans notre cas), a connaissance d’une maladie professionnelle, il doit entamer toutes les procédures prévues par la loi. En outre aux sens de D.Lgs. n° 81 du 9/4/2008 (cd. Testo Unico Sicurezza), il peut être appelé en tant qu’expert compétent pour se prononcer sur l’état sanitaire du secteur du travailleur afin de statuer sur son aptitude aux postes spécifiques.