Coiffeurs d’hier et d’aujourd’hui

Évolutions du métier

Dans la coiffure, l’apprentissage est la voie privilégiée de formation initiale.
L’âge requis est de 16 ans à 25 ans.
Pour les moins de 16 ans, il existe une classe préparatoire à l’apprentissage (C.P.A.).
Le Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) de coiffeur se prépare en lycée professionnel avec contrat en alternance : école et salon, sur deux ans.
Le Brevet professionnel (BP) est un diplôme d’état de niveau 4.
Il se prépare en un an en formation continue ou en deux ans en apprentissage, grâce au « contrat de professionnalisation » en coiffure.

Deux mentions techniques complémentaires : de coloriste permanentiste et de styliste visagiste sont possibles en un an près le CAP.
Autre spécialisation possible après le CAP de coiffure :

  • le CAP perruquier posticheur : fabrication et pose de perruque en cheveux naturels et synthétiques permettant en un an de formation de travailler pour le cinéma et/ou le théâtre.
  • Le brevet professionnel (BP) : coloriste permanentiste ou styliste visagiste qui se prépare en deux ans et permet de prendre la direction d’un salon.
  • Le brevet de maitrise (BM) est un diplôme de la Chambre des métiers, qui permet d’assurer la gestion d’un salon de coiffure et d’enseigner aux apprentis.

La fédération nationale de la coiffure dénombre 70 000 entreprises réparties sur l’ensemble du territoire national avec un tiers des salons de coiffure présents en Île-de-France et en Rhône-Alpes.
Ces salons reçoivent près d’un million de clients par jour. La coiffure compte parmi les acteurs majeurs du commerce de proximité : 160 000 actifs dont près de 111 800 salariés dans quelques 60 000 salons. Les coiffeurs sont plus de 10 000 à travailler au domicile des clients : individuels, maisons de retraite, hôpitaux.
Cette profession, fortement féminisée à 86%, est une population jeune : moyenne d’âge 28 ans, 80 % ont moins de 35 ans.
Une réorientation professionnelle est envisagée par 12% des personnes dans certaines enquêtes.
33% des coiffeurs travaillent à temps partiel : soit par choix personnel (vie familiale), soit pour répondre aux besoins du métier (pic d’activité en fin de semaine).
L’échelle des âges montre une réorientation des coiffeuses salariées dès 25 ans, la durée moyenne d’exercice de la profession est de 8 ans.
Les abandons sont fréquents pour plusieurs raisons : dermatose le plus souvent au cours de l’apprentissage, pénibilité posturale de la profession, faible progression des salaires, décalage progressif avec l’image type de la coiffeuse jeune.
L’évolution de carrière peut se faire vers l’ouverture d’un salon ou le professorat.