Tapissier décorateur : un métier d’art..... mais pas seulement

Évolutions du métier

Formation


Soit par formation initiale

Après la classe de troisième (formation de niveau V) :

  • CAP tapissier - tapissière d’ameublement en siège (certificat d’aptitude professionnelle).
  • CAP tapissier-tapissière d’ameublement en décor.
  • CAP rentrayeur option tapisserie (un rentrayeur est un restaurateur de tapis et tapisseries).
  • BEP Métiers d’art tapissier – tapissière d’ameublement.
  • MC (mentions complémentaires) Décors textiles permanents et éphémères ;

Niveau BAC (formation de niveau IV) :

  • BP (Brevet professionnel) ameublement, option tapisserie décoration.
  • Bac PRO (Bac professionnel) artisanat et métiers d’art, option tapisserie d’ameublement.
  • BTM (Brevet technique des métiers) Tapissier option décor ou option ameublement.
  • FMA (Formation métiers d’art) spécialité tapisserie.

Niveau Bac +2 (formation de niveau III) :

  • DMA (Diplôme des métiers d’art) arts de l’habitat, option décors et mobiliers.
  • DMA arts textiles et céramiques option arts textiles, spécialité tapisserie.
  • BTMS (Brevet technique des métiers supérieur) Tapissier décors et mobiliers.
  • DEFSMA (Diplôme de Fin d’études secondaires des Métiers d’art), spécialité tapisserie.

Soit dans le cadre de la formation professionnelle continue
Dans le cadre d’un contrat de professionnalisation ou de formation continue ou encore par le biais des congés individuels de formation ou par des cours du soir, en perfectionnement.
Le BTM tapissier décorateur options couture ou garniture se prépare dans certains centres de formation des chambres de métiers après un CAP de la spécialité.
Les centres de formation de l’AFPA proposent des formations de niveau CAP tapissier couturier ou tapissier garnisseur.

Emploi et débouchés

Le tapissier débute souvent comme salarié chez un artisan. Après quelques années d’expérience, il peut faire le choix de s’installer à son compte.
Ainsi, les tapissiers décorateurs sont en majorité des artisans. Ils possèdent un atelier et emploient un ou deux salariés.
D’autres sont indépendants ou salariés dans une entreprise.
Il existe un BCCEA : Brevet de Collaborateur de Chef d’Entreprise Artisanale.

Enfin, certains sont employés de l’administration publique ou travaillent au sein de bureaux d’études d’architectes.
L’évolution peut alors se faire vers le poste de chef d’équipe, de contremaitre.

Quid du secteur ?

Selon les données de l’Union Nationale des Métiers de l’Ameublement (UNAMA), la France compte 3500 entreprises artisanales de tapisserie d’ameublement, pour la période 2009-2010.
En 2005, le secteur comprend 18 400 employés : 57% ont un statut de salarié (y compris les apprentis) et 43% ont un statut autre. Les entreprises ont beaucoup recours à l’apprentissage.
Bien que perpétuant la tradition des tapissiers d’antan, les tapissiers décorateurs doivent se tenir régulièrement informés de toutes les dernières évolutions. En effet, de nouvelles techniques ont été développées en matière de restauration et de nouveaux matériaux, multipliant les possibilités de création.
Le label Artisans tapissiers de France (ATF) est attribué aux tapissiers d’ameublement et aux tapissiers décorateurs d’intérieur hautement qualifiés qui réalisent leurs travaux dans le respect des « règles de l’art » et qui assurent à la clientèle un service de qualité.