Activités occasionnelles de soudage dans les entreprises

Méthode

Enquête d’intervention en entreprise en deux temps réalisée par l’équipe pluridisciplinaire.
Le recueil des données de la première phase a eu lieu du 4 mars au 14 juin 2013. Celui de la deuxième phase s’est déroulé du 2 septembre au 22 novembre 2013.
Lors de la première phase, un questionnaire standardisé (annexe 1) inspiré du document du Smiec [1] a été utilisé [2]. A l’occasion de l’inclusion, chaque participant volontaire a recueilli des données sur au moins une activité occasionnelle de soudage. Une entreprise pratiquant plusieurs types de soudage occasionnel a pu faire l’objet de plusieurs questionnaires.

Lors de la deuxième phase, le même questionnaire a été repris, enrichi de questions visant à l’évaluation des actions menées (annexe 2). Il a été proposé dans les mêmes entreprises pour les mêmes procédés de soudage avec un objectif d’appariement.

Critères d’inclusion

Sont inclus les postes de travail concernés de toute entreprise ayant une activité occasionnelle de soudage quel que soit le secteur d’activité de l’entreprise, la technique ou le matériau.

Critères d’exclusion

Sont exclus les postes de travail dont l’activité principale est le soudage ou l’oxycoupage.

A l’issue de son intervention, l’équipe pluridisciplinaire proposait des pistes d’actions issues de documents internes à l’ACMS dont la plaquette « Risque incendie dans les petites entreprises » [3] et de documents de l’INRS (ED 742, ED 668, ED 83) [4],…
La saisie des données a été effectuée via le logiciel EtudSanté® et elles ont été analysées avec le logiciel SPSS®.

Résultats

Lors de la première phase, 73 questionnaires ont été complétés dont 1 refus d’entrer dans l’enquête.
Lors de la deuxième phase, 69 questionnaires ont été complétés dont 4 refus de poursuivre l’enquête.
5 des questionnaires de la phase 2 correspondaient à des inclusions et n’ont donc pas été retenus pour cette étude.
Au total, 60 questionnaires étaient exploitables. Entre les deux phases, deux questionnaires relevaient un arrêt de l’activité de soudage (chalumeau - 8 salariés concernés) et onze indiquaient qu’il n’y avait pas eu d’activité depuis la première phase (2 postes de soudo-brasage, 3 de soudage à l’arc, 3 au chalumeau, 1 TIG, 1 MIG, 1 MAG – 53 salariés concernés). Dans la première phase, il avait été signalé que ces 13 activités de soudage se produisaient moins d’une fois par mois.
Au final, ce sont donc 94 questionnaires qui ont fait l’objet des analyses suivantes, soit 47 situations de travail décrites phase 1 et 2 appariées par entreprise et par procédé.

Les 21 enquêteurs des équipes pluridisciplinaires se répartissaient selon le tableau 1 « métiers des enquêteurs ».


Le délai entre les deux interventions est décrit dans le tableau 2 « délai entre deux interventions ».


Le délai moyen entre les deux interventions est de 5,9 mois (médiane 6 mois).

Les procédés de soudage et le nombre de salariés concernés sont décrits dans le tableau 3 « procédé de soudage ».


Dans une entreprise donnée pour un procédé de soudage donné, le nombre de salariés concernés était en moyenne de 3,4 (minimum 1, maximum 16, mode 3, médiane 3). Ces valeurs sont les mêmes en phase 1 et 2.

La fréquence d’utilisation des procédés de soudage apparaît sur le tableau 4 « fréquence d’utilisation ».


Les postes de travail des salariés qui ont décrit leur dernière activité de soudage apparaissent dans le tableau 5 « poste de travail ».

Les métiers de la réparation automobile et de la maintenance (en gras dans le tableau) sont les plus représentés.

Le tableau 6 « À quand remonte la dernière activité de soudage ? », montre le délai écoulé depuis la dernière activité de soudage.


Les deux phases étaient au maximum espacées de 8 mois.

La dernière activité de soudage s’était déroulée essentiellement en atelier aussi bien dans la phase 1 que dans la phase 2 (respectivement 83 % et 80,9 %).

L’environnement de travail et les risques associés sont décrits dans le tableau 7 « conditions de la dernière activité ».


Plusieurs réponses possibles, total supérieur à 100 %.

Les métaux soudés sont décrits dans le tableau 8 « métaux soudés ».


Dans les trois quarts des activités, il y avait un métal d’apport (phase 1 : 76,6 %, phase 2 : 74,5%).

Les métaux d’apport utilisés apparaissent dans le tableau 9 « type de métal d’apport ».


Les fiches de données de sécurité des baguettes d’apport étaient présentes dans 8,3 % en phase 1 et 17,1 % en phase 2.

Les méthodes de préparation des pièces à souder apparaissent dans le tableau 10 « préparation des pièces à souder ».


Les autres méthodes décrites utilisaient de l’alcool ménager à 95°, des dégraissants sans solvant, des diluants mixtes à base de toluène, des sprays, des décapants, de l’usinage au tour, un nettoyage à haute pression.

27,6 % des procédés utilisaient des produits chimiques en phase 1 et 31,9 % en phase 2.

Les fiches de données de sécurité des produits chimiques utilisés étaient présentes dans 38,4 % en phase 1 et 20 % en phase 2.La « prévention collective et individuelle » est décrite dans le tableau 11.


Documentation remise à l’entreprise :

  • Dans 67,4 % des situations, un document a été remis (59,6 % en phase 1 et 28,3 % en phase 2).
  • Dans 21,7 % des situations, au moins une documentation a été remise à la fois en phase 1 et en phase 2 et dans 32,6 % des situations aucun document n’a été remis.

Le nombre de documents remis apparaît dans le tableau 12 « documents remis » ;
27 entreprises sur les 32 (84,4 %) où s’est déroulée l’enquête ont bénéficié d’une remise de documents.


Dans 23,4 % des situations, un travail sur la prévention des risques liés à l’activité occasionnelle de soudage a été effectué à la suite de la phase 1. Il s’agissait de l’évaluation des risques (12,8 %), d’un travail sur les protections collectives (12,8 %) ou individuelles (10,6 %), de la substitution de produits de préparation (10,6 %), de l’information des salariés (10,6 %), de la formation des salariés (8,5 %), de changement de matériel (6,4 %), de l’organisation de l’activité (2,1 %) et d’autres actions non précisées comme une recherche d’informations (4,3 %).

Deux entreprises ont sollicité un accompagnement pour l’évaluation de leurs risques à l’issue de la phase 2.