La presse en parle


Réaction croisée entre virus

Le Quotidien du Médecin, 19 novembre 2018
Deux études ont montré que quand une mère contracte Zika, sa descendance est plus sensible à la dengue.
Ce résultat, témoin d’une réaction croisée entre ces deux virus mériterait d’être "pris en compte lors de la conception et du déploiement des vaccins contre Zika dans les pays d’endémie de la dengue".
(publié le 26 novembre 2018)

Manger bio réduirait le risque de cancer

La Revue du Praticien, Médecine Générale,novembre 2018
Une étude épidémiologique menée par l’INRA à partir de la cohorte NutriNet-Santé (78% de femmes, âge moyen 44 ans) montre une diminution de 25% du risque de cancer tous types confondus, observée chez les consommateurs "réguliers", comparés aux consommateurs plus occasionnels ; et notamment pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées (-34%) et les lymphomes (-76%).
Des travaux complémentaires sont nécessaires pour confirmer ces premières conclusions.
(publié le 26 novembre 2018)

Pouquoi pas un sevrage tabagique progressif ?

Le Quotidien du Médecin, 22 novembre 2018
Ne soyons pas intransigeants et laissons aux fumeurs la possibilité de choisir un sevrage tabagique progressif ! Cette option n’est retenue que par 4,4% des fumeurs ayant tenté l’arrêt. Pourtant, plusieurs travaux américains ont montré que l’arrêt progressif était aussi efficace qu’arrêter subitement et ce, quels que soient les traitements utilisés et notamment "chez les fumeurs ayant un profil plus sévère : dépendance et/ou ancienneté importante du tabagisme et moindre confiance en eux".
(publié le 26 novembre 2018)

Surrisque cutané avec l’hydrochlorothiazide

Le Généraliste, 16 novembre 2018
Deux études danoises récentes ont montré un risque accru de cancer de la peau non mélanome (CNPM) lors de l’exposition à des doses cumulatives croissantes d’hydrochlorothiazide, HCTZ (diurétique de la classe des thiazidiques). Une dose cumulative supérieure à 50 000 mg correspond à 12,5 mg d’HCTZ pendant 11 ans.
En France, plus de 300 médicaments contiennent cette substance.
Cette prise multiplierait le risque de carcinome épidermoïde par 4 à 7,7 selon les doses et celui de baso-cellulaire par 1,3.
Les personnes sous traitement limiteront l’exposition au soleil et aux UV et disposeront d’une protection adéquate.
(publié le 26 novembre 2018)

Risque d’anévrisme avec les fluoroquinolones

Le Généraliste, 16 novembre 2018
L’usage des fluoroquinolones (ciprofloxacine, lévofloxacine, moxifloxacine, norfloxacine, fluméquine et ofloxacine) favoriserait le risque d’anévrisme et de dissections aortiques, et ce quel que soit leur mode d’administration.
Au vu des études épidémiologiques ayant pointé ce risque, "l’ANSM préconise une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque avant tout traitement".
(publié le 16 novembre 2018)

Les Français manqueraient de compétences socio-comportementales

Liaisons Sociales Magazine, novembre 2018
Selon diverses enquêtes, les Français manqueraient de compétences socio-comportementales, c’est à dire d’aptitude à l’autodiscipline, à l’autonomie, à la capacité de surmonter les obstacles, à travailler en équipe.
"Les adultes français se caractérisent par une plus grande défiance, un moindre optimisme, le sentiment que les évènements qui leur arrivent ne dépendent que peu de leurs actions et par des valeurs davantage tournées vers la sécurité que vers l’innovation ".
Ces compétences sont pourtant indispensables pour " apprendre à apprendre " et améliorent la réussite scolaire et les parcours professionnels. Elles sont d’ailleurs recherchées par les employeurs.
Des évaluations réalisées aux États-Unis sur des dispositifs visant à améliorer ces qualités montrent des retours sur investissements élevés.
(publié le 16 novembre 2018)

Améliorer le taux d’arrêt du tabac

Le Quotidien du Médecin, 8 novembre 2018
Le traitement de l’arrêt du tabac passe par l’utilisation de substituts nicotiniques : les formes buccales répondent rapidement au " craving" alors que les formes transdermiques répondent au syndrome de sevrage. Il ne faut donc pas hésiter à les combiner. Il faut éviter le sous-dosage, d’autant que leur pouvoir addictif est faible et qu’ils réduisent la prise de poids durant leur utilisation, qui sera suffisamment prolongée (sachant qu’ "une prescription de substitut nicotinique de moins de 145 jours augmente le risque de reprise du tabagisme de 44%"). L’accompagnement du patient est essentiel permettant d’augmenter de 40 à 80% l’effet intrinsèque des substituts nicotiniques.
Il faut aussi associer les thérapies cognitives et comportementales.
(publié le 16 novembre 2018)

L’intérêt de l’IRM pour le dépistage de la stéatose hépatique

Le terme de NASH (stéatohépatite non alcoolique) regroupe plusieurs stades d’atteintes hépatiques : la stéatose (taux de graisses hépatique supérieur à 5%), la surcharge graisseuse associée à l’inflammation, la fibrose et la cirrhose.
Cette pathologie qui concerne un Français sur 4 est généralement induite par le syndrome métabolique (résistance à l’insuline, HTA et dyslipidémie avec hypercholestérolémie). Le dépistage précoce est essentiel, car seules les mesures hygiéno-diététiques peuvent prévenir l’évolution de cette NASH. _ L’IRM est la technique la plus sensible et spécifique en imagerie pour quantifier les graisses car elle donne une information sur la composition chimique des tissus, alors que l’échographie classique ne dépiste que les surcharges supérieures à 30%.
(publié le 16 novembre 2018)

Les sons amplifiés sous contrôle

Travail et Sécurité, octobre 2018
Une nouvelle réglementation est entrée en vigueur le 1er octobre 2018 qui abaisse les seuils de protection de l’audition pour les sons amplifiés. Sont concernés les discothèques, les festivals en plein air, les bars, les restaurants, les foires, les cinémas, les salles de meeting et autres lieux impliquant la diffusion de musique amplifiée.
Elle vise à protéger la santé auditive du public et à préserver la tranquillité du voisinage, mais concerne aussi de nombreux lieux de travail.
Outre les contrôles incombant à l’employeur dans le cadre des ses obligations de préservation de la santé des salariés, des contrôles pourront être effectués par l’Inspection du Travail, les officiers et agents de police judiciaire ou les inspecteurs de l’environnement.
(publié le 31 octobre 2018)

La pollution serait associée à une augmentation du cancer de la bouche

Le Quotidien du Médecin, 11 octobre 2018
Les particules fines (taille inférieure à 2,5 microns) seraient selon une étude de cohorte taïwanaise, associées à une augmentation du risque de cancer de la bouche.
Il apparaît selon cette étude que les hommes exposés à des concentrations supérieures à 40,37 µg/m³ comparés aux personnes les moins exposées (moins de 26,74 µg/m³) ont un risque de cancer de la bouche augmenté de 43%.
En France, la limite pour la protection de la santé à long terme est fixée à 25 µg/m³.
Si la moyenne nationale est de 12 µg/m³, la proximité des axes routiers de la région parisienne expose à des concentrations avoisinant 20 µg/m³.
(publié le 18 octobre 2018)

Maladie de Lyme ?

Le Généraliste, 28 septembre 2018
Selon une étude de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, Inserm, Sorbonne Université, 8 affections sur 10 soupçonnées d’être des maladies de Lyme ne le sont pas. De même, l’antibiothérapie prescrite à certains patients serait inefficace dans 80% des cas.
(publié le 18 octobre 2018)

La fin des cabines de bronzage

Le Généraliste, 12 octobre 2018
Sachant que l’usage d’une cabine de bronzage, une seule fois avant l’âge de 35 ans, augmente le risque de mélanome de 59%, l’ANSES "recommande aux pouvoirs publics de prendre toute mesure de nature à faire cesser l’exposition de la population aux UV artificiels". Affaire à suivre
(publié le 18 octobre 2018)

Limiter la prescription des fluoroquinolones ?

Le Généraliste, 12 octobre 2018
En raison des effets indésirables tendino-musculo-tendineux et nerveux sur le long terme des traitements par fluoroquinolones, l’instance de pharmacovigilance européenne (PRAC) recommande "de limiter drastiquement leur prescription, voire d’interdire les quinolones".
(publié le 18 octobre 2018)

Androcur® et méningiome, un numéro vert

Le Généraliste, 21 septembre 2018 et Le Quotidien du Médecin, 24 septembre 2018
Selon une étude publiée en août 2018, les patients traités longtemps et à haute dose par Androcur® (acétate de cyprotérone) sont susceptibles de développer un méningiome lié au médicament (risque multiplié par 20).
Pour répondre à leurs interrogations ou à celles de leur entourage, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a mis en place un numéro vert : 0 805 04 01 10.
Des recommandations à destination des professionnels de santé sont en cours d’élaboration par un comité pluridisciplinaire d’experts indépendants.
(publié le 16 octobre 2018)

Manger dans les transports urbains ?

La Presse Médicale, juillet 2018
Au cours des déplacements dans les transports urbains, les usagers sont exposés à des substances d’origine chimique ou organique dont beaucoup sont considérées comme des perturbateurs endocriniens et qui parviennent aux tissus par voie respiratoire, par voie cutanée ou par voie digestive. Ces molécules se conjuguent à celles ingérées lors de la consommation d’aliments ou de boissons dans des moyens de transport encombrés dont l’air n’est pas toujours de bonne qualité. L’abandon de restes alimentaires dans ces dits transports crée des supports nutritifs pour le développement de bactéries, champignons et moisissures. ce qui présenterait un risque accru d’intoxication chronique.
Outre ce défi sanitaire, s’ajoute un défi économique (dégradations multiples causées par les aliments abandonnés) et enfin un défi esthétique lié à la pollution visuelle (déchets d’emballages, restes alimentaires délaissés).
Il est raisonnable de déconseiller aux voyageurs de manger pendant leurs trajets urbains, généralement courts et ne devant pas nécessiter un réel besoin de consommer de nourriture.
(publié le 16 octobre 2018)