S’éclairer mieux en consommant moins

F. GAUTIER, J.P. RICHEZ, C. LARCHER. Travail et Sécurité. - 2007. - N° 677. - Pages 19-31.
Pour répondre aux objectifs de développement durable, il est important en terme d’éclairage de gérer les apports de lumière. Si la priorité est donnée à l’éclairage naturel, il est parfois délicat de vouloir concilier les exigences de quantité et de qualité. L’état des lieux est à l’heure actuelle plutôt alarmant : plus de 80 % des éclairages généraux n’apportent pas à eux seuls 500 lux au poste de travail (valeur plancher prescrite par voie normative). De même la valeur seuil de référence fixée à 12 W/m2 pour 500 lux a pour objectif de favoriser les solutions d’éclairement économes. Cependant, parfois, le bureau est sous-équipé au nom de la performance énergétique et cela a des effets pervers entraînant souvent l’acquisition de solutions d’appoint, (lampes à incandescence ou halogènes) très consommatrices d’énergie. S’il faut privilégier l’éclairage naturel, il faut aussi maîtriser les effets induits : risques d’éblouissement ou de gêne due aux reflets, chaleur excessive l’été. Pour concilier les impératifs spécifiques, il existe de nouveaux vitrages, des bâtiments intelligents, des luminaires « high tech »... Une étude globale fondée sur le bilan énergétique et le confort visuel au travail s’impose.
(publié le 23 septembre 2008)