La qualité de vie s’invite au bureau

J.F.RIO, C. TALBOT, interview d’A. D’IRIBANE Entreprise et Carrières, 2008, n° 899, pages 22-29

Si l’entreprise cherche à réduire ses coûts immobiliers en réduisant notamment les espaces de travail, elle s’intéresse aux aménagements susceptibles d’améliorer la qualité de vie au bureau.

Si l’open space reste la norme, les agencements sont désormais pensés pour préserver la santé mentale des collaborateurs. Les open spaces se veulent à taille humaine (pas plus de 20 à 25 salariés pour un ratio d’une personne pour 7 m2 minimum), complétés par des lieux collectifs dédiés au travail en équipe mais aussi à la détente ou à la relaxation sans oublier les box privatifs pour pouvoir s’isoler si nécessaire. Le confort acoustique est repensé de même que l’éclairage.

Fini les couleurs ternes. Les teintes deviennent plus vives, les matériaux plus nobles. On trouve dorénavant des canapés dans les couloirs et même des oeuvres d’art et de design (un confort comme à la maison en quelque sorte !). Si le travail investit la vie privée (le salarié travaille chez lui, dans les transports, consulte ses e-mails pendant les vacances), alors il faut apporter au bureau des éléments de la sphère privée. Les bureaux s’adaptent dorénavant aux spécificités des métiers mais aussi aux desiterata de la « génération Y » (les moins de 30 ans). Il faut leur offrir des parcours dans l’espace de l’entreprise (afin qu’ils puissent travailler lors d’une même journée, dans un bureau individuel puis dans un endroit dédié à la détente, pour rejoindre s’ils le souhaitent un espace collectif). Il faut donc accompagner les salariés et prendre en compte leurs besoins. Tout ceci à terme a des effets favorables sur la performance, la productivité et l’absentéisme.

(publié le 4 décembre 2008)