Arthrose du genou : influence du travail comportant le soulèvement de charges lourdes, la position à genou, la montée d’escaliers ou d’échelles, ou les positions à genou/accroupi combinées avec le soulèvement de charges lourdes

Knee osteoarthritis : influence of work involving heavy lift, kneeling, climbing stairs or ladders, or kneeling/squatting combined with heavy lifting. L.K. JENSEN Occupational and Environmental Medicine, 2008, vol. 65, n° 2, p. 72-89. - Bibliographie

Le propos de cette étude danoise était d’évaluer la preuve d’une association entre l’arthrose du genou (gonarthrose) et les contraintes physiques au travail. Des recherches systématiques de la littérature ont été faites, et les enquêtes épidémiologiques sur la gonarthrose et le soulèvement de charges lourdes, la position à genou et la montée d’escaliers publiées entre 1966 et 2007 inclus ont été revues. La qualité des enquêtes était évaluée et une évaluation globale du degré de preuve d’une relation fortuite entre la gonarthrose et un travail physiquement contraignant a été faite, en utilisant des critères spécifiques des différents degrés de preuve de relation.

Les limites des enquêtes incluaient les faibles effectifs, l’utilisation de critères différents de diagnostic et une description insuffisante de l’exposition.

L’auteur conclut qu’une preuve modérée a été trouvée pour une relation entre la position à genou, le soulèvement de charges lourdes et la gonarthrose. Pour la combinaison des positions à genou/accroupi et le soulèvement de charges lourdes, l’association semblait plus forte que pour les positions à genou/accroupi ou le soulèvement de charges lourdes pris isolément, mais seulement peu d’études ont été trouvées concernant cette relation. De ce fait, il a été considéré que le degré de preuve pour une relation fortuite était modéré. Dans les enquêtes sur l’association entre la gonarthrose et la montée d’escaliers ou d’échelles, il y avait un risque augmenté de gonarthrose, mais seulement peu d’études ont été trouvées et aucune relation dose-réponse n’avait été recherchée. Par conséquent, il faut considérer que la preuve d’une relation fortuite est limitée.

(publié le 4 décembre 2008)