Travail sur écran. Comment prévenir la fatigue visuelle ?

S. MARTINS RESENDE, F. DESCHAMPS. Le Concours Médical, 2008, vol. 129, n° 38. - pages 1363-1365. - Bibliographie.
La plupart des études font état dans le travail sur écran d’une fréquence plus importante de troubles visuels et oculaires, regroupés sous le terme générique de fatigue visuelle, dont les symptômes disparaissent après une nuit de sommeil. Certains facteurs individuels ont un rôle déterminant dans l’apparition de la fatigue visuelle : la préexistence de troubles visuels ou pour les porteurs de verres correcteurs, les problèmes de focalisation et les reflets sur les verres. Les facteurs ergonomiques jouent également un rôle important dans l’apparition de la fatigue oculaire. Différents points sont à surveiller : la présentation de l’information, l’implantation du poste de travail, l’aménagement du poste de travail et l’organisation du travail. L’écran doit être traité anti-reflets, adapté au travail à effectuer, orientable en hauteur et latéralement et régulièrement nettoyé. L’affichage doit se faire sur fond clair. L’éclairage sera de 200 à 300 lux pour un écran à fond clair, de 300 à 400 lux pour un écran à fond sombre. La surface de vitrage du local ne dépassera pas le quart de la surface au sol et se situera d’un seul côté du local. Les écrans seront placés perpendiculairement aux fenêtres équipées si nécessaires de stores à lamelles horizontales. En cas d’éclairage artificiel intensif dirigé vers le bas, les luminaires seront équipés de grilles de défilement afin de canaliser la lumière. Les postes seront placés entre ces luminaires. Si les personnes utilisent des documents papier et si le niveau d’éclairement est inférieur à 200 lux, il faut proposer une lampe d’appoint. La température du local se situera entre 20-24 °C, l’hygrométrie sera suffisante (entre 40 et 60 %) éventuellement entretenue par la mise en place de plantes vertes. Le bord supérieur du moniteur se situera au niveau des yeux. Les micro-ordinateurs portables seront placés sur un rehausseur. En cas d’affichage alpha-numérique, la distance optimale sera fonction de la taille des caractères et des chiffres et non de la taille de l’écran. En cas d’affichage uniquement iconographique, la distance œil écran sera idéalement égale à 4,5 fois la diagonale de l’image. Des pauses seront organisées à raison de 5 minutes toutes les heures si la tâche est intensive. Des interruptions fréquentes mais courtes sont plus efficaces que des pauses rares mais longues. Enfin, il est conseillé de regarder au loin de temps en temps (ce qui permet de suspendre l’accommodation).
(publié le 23 septembre 2008)