L’ozone modifie les associations entre la température et la mortalité cardiovasculaire : analyse des données NMMAPS

Ozone modifies associations between temperature and cardiovascular mortality : analysis of the NMMAPS data C. REN, G.M. WILLIAMS, L. MORAWSKA, K. MENGERSEN, S. TONG Occupational and Environmental Medicine. - 2008, vol. 65, n° 4, p. 255-260. - Bibliographie

A la fois l’ozone dans l’air ambiant et la température sont associés avec la santé humaine. Cependant, il y a peu de données disponibles sur la façon dont l’ozone modifie les effets de la température.

Cette enquête a pour but d’explorer dans quelle mesure l’ozone a modifié les associations entre la température maximum et la mortalité cardio-vasculaire aux USA.

Les auteurs australiens ont obtenu des données à partir du site web de l’enquête nationale américaine sur la morbidité, la mortalité et la pollution de l’air (NMMAPS). Ils ont utilisé des modèles de régression de Poisson en deux séries de temps (un modèle de réponse de surface et un modèle de stratification) pour examiner dans quelle mesure l’ozone modifiait les associations entre la température maximum et la mortalité cardio-vasculaire (MCV) au sein de 95 grandes régions des USA au cours des étés (de juin à septembre) entre 1987 et 2000. Une méta-analyse Bayesienne a été utilisée pour regrouper les estimations dans chaque région.

Le modèle de réponse en surface a été utilisé pour examiner les effets joints de la température et de l’ozone sur la MCV en été. Les résultats indiquent que l’ozone a modifié positivement les associations température-MCV dans l’ensemble des différentes régions. Le modèle de stratification a quantifié les associations température- MCV au sein des différents taux d’ozone. Les résultats montrent, qu’en général, plus la concentration d’ozone est élevée, plus les associations température-MCV sont fortes au sein des différentes régions. Une augmentation de la température de 10 °C sur le même jour était associée avec une augmentation de la MCV de 1,17 % et de 8,31 % pour respectivement, les concentrations d’ozone la plus faible et la plus élevée dans toutes les régions.

En conclusion, l’ozone a modifié les effets de la température dans différentes régions aux USA. Il est important d’évaluer le rôle modificateur de l’ozone lorsqu’on estime les impacts sur la santé liés à la température et pour explorer davantage les raisons qui président à la variabilité régionale et au mécanisme d’interaction entre température et ozone.

(publié le 22 janvier 2009)