Asthme et travail : le dilemme des médecins

C. BARRUYER Prévention BTP, 2008, n° 105, p. 52- 53

7 à 9 % des adultes souffrent d’asthme et parmi eux 15 % ont un asthme professionnel. Les professions les plus touchées sont : boulangers, personnels médicaux, coiffeurs, travailleurs du BTP (surtout les peintres), travailleurs du bois, métiers agricoles. En 1997, 200 à 250 cas d’asthme ont été déclarés à la sécurité sociale mais il y en a probablement 10 fois plus (car bon nombre ne sont pas déclarés). Les symptômes sont souvent banalisés ; pourtant la simple mesure du souffle permet de dépister une anomalie respiratoire.

Une fois le diagnostic posé, il faut identifier les substances qui déclenchent une crise et diminuer l’exposition. Il faut aussi vérifier l’origine professionnelle de la maladie, sachant que les substances irritantes agissent comme cofacteurs et initient une atteinte bronchique qui va faciliter la perméabilité de la muqueuse aux agents sensibilisants. Tabac et pollution ambiante exacerbent les manifestations de l’asthme. L’étude précise des postes de travail et des produits effectués avec l’aide du médecin du travail doit permettre une adaptation au poste, voire un reclassement. Le problème est qu’un asthme professionnel peut conduire à une invalidité interdisant un certain nombre d’activités alors que l’asthme entraîne une invalidité temporaire et non permanente.

(publié le 9 décembre 2008)