Paludisme chez la femme enceinte.
Chimioprophylaxie lors d’un voyage et traitement

C. VAUZELLE Le Concours Médical. - 2008. - Tome 130. - N° 12. - Pages 601-602
La gravité du paludisme chez la femme enceinte justifie de mettre en place toutes les mesures préventives : protection contre les piqûres de moustiques, et chimioprophylaxie. La femme enceinte peut utiliser méfloquine (Lariam®), chloroquine et proguanil. En ce qui concerne l’atovaquone-proguanil (Malarone®), notamment au premier trimestre, les données sont peu nombreuses mais peu inquiétantes. On évitera de prescrire les cyclines au cours du troisième trimestre de la grossesse (risque de coloration des dents de lait). Le traitement curatif de l’accès palustre fait appel à la quinine, associée éventuellement à la clindamycine. En cas d’inefficacité ou d’intolérance, peuvent être utilisés l’atovaquone-proguanil ou la méfloquine ou l’association luméfantrine-artéméther (Riamet®, Coartem®), voire la chloroquine.
(publié le 4 février 2009)