Analyse du travail à la chaleur : les indices de contraintes thermiques

V. Amiard, S. Delanaud, J-P. Libert Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, 2017, vol.78, n°2, pp. 166-173. Références
Un certain nombre de facteurs influencent les échanges thermiques entre l’homme et son environnement et la seule température de l’air est loin d’être le seul paramètre déterminant le risque chaleur. Il faut aussi tenir compte de la température de rayonnement, de la vitesse d’écoulement de l’air, de l’humidité ambiante, de l’isolement thermique vestimentaire, de la position du salarié au travail et de son activité .
Il existe des indices de contrainte thermique normalisés dont l’indice WBGT (West Bulb Glob Temperature) et l’indice de sudation requise qui sont adoptés dans la législation de plusieurs pays mais leur validité dépend de la qualité des mesures des paramètres thermiques ambiants mesurés, mais également du type de situation analysée. De plus, ils ne prennent pas en compte les ambiances où la contrainte thermique est fluctuante dans le temps.
Mais ces indices n’excluent pas le fait qu’il puisse exister pour des niveaux d’exposition acceptables, une altération des fonctions psychomotrices pouvant elle aussi générer des accidents. En outre, aucun de ces indices ne prend en compte les inaptitudes individuelles au travail en ambiance chaude.
Néanmoins, l’utilisation de ces indices, notamment par l’utilisation de programmes informatiques facilement accessibles aux médecins du travail constitue une aide pour avancer des pistes de solutions techniques afin de réduire le risque.
(publié le 13 juillet 2017)