Aperçu des moyens de prévention du risque auditif lié à la pratique de la musique

C. Meyer-Bisch Médecine des Arts, 2008, n°64-65, p.76-79. bibliographie.

La première obligation (de l’employeur) est d’évaluer le risque tant en identifiant les situations dangereuses, qu’en écoutant les plaintes ou en effectuant des mesurages acoustiques.

Dans le cadre de la prévention collective,

  • l’organisation du travail vient en première intention :
    elle associe une limitation de la durée d’exposition aux sons de forte intensité, l’aménagement de pauses fréquentes mais non obligatoirement longues, la limitation de la charge sonore dans le choix des programmes, la disposition des musiciens de façon à ce qu’ils soient suffisamment espacés pour ne pas se gêner et notamment le doublement de la distance entre les musiciens et les percussionnistes ;
  • la maîtrise des conditions acoustiques des locaux est fondamentale, soit en absorbant le son, soit en déviant l’énergie sonore (pare-sons de dimensions suffisantes, placés non perpendiculairement à la source, planchers absorbants (à placer sous les percussions de façon à éviter la propagation du son dans les structures solides), utilisation de l’espace vertical (avec des praticables de 30 cm).

Quand la prévention collective est inopérante ou insuffisante, il faut recourir à la prévention individuelle :

  • protecteurs équipés de filtres linéaires, n’altérant pas les sons,
  • les protecteurs moulés sont les plus confortables et les embouts en silicone sont les mieux supportés par les musiciens qui appliquent des contraintes mécaniques aux abords de l’oreille ; leur durée de vie varie entre 3 et 5 ans.
(publié le 7 avril 2010)