Bonnes pratiques pour une meilleure politique de bien-être psychosocial au travail

Prevent Focus, 2015, janvier, pp.20-23
Relativement aux risques psychosociaux (RPS), le niveau de risque est influencé par le contenu du travail, les changements organisationnels, la sécurité d’emploi et les perspectives de carrière. Ces facteurs diffèrent selon la taille des entreprises mais globalement les travailleurs des PME sont autant exposés aux RPS que ceux des grandes entreprises mais les facteurs de risque sont différents, de même que les initiatives pour les gérer.
Les entreprises européennes sont nombreuses à ne pas avoir une approche systématique en matière de gestion du stress et des RPS. La corrélation entre le niveau de préoccupation au regard des RPS et la mise en place de procédures n’existe pas dans tous les secteurs d’activité et elle est davantage le fait des grandes entreprises.
Les mesures les plus fréquentes sont l’organisation de formations, l’adaptation de l’organisation du travail, l’aménagement du travail, le suivi psychologique individuel, l’aménagement du temps de travail. Il semblerait que ce soit les aspects de l’environnement de travail combinés à des interventions individuelles qui offrent les solutions les plus efficaces ; les moins rentables seraient celles qui touchent essentiellement l’individu.
Les interventions de prévention secondaire (telles que former l’individu pour lui faire acquérir des compétences spécifiques) donnent des réponses favorables au niveau individuel mais sur le court terme.
Le succès de ces réalisations tient dans l’analyse poussée des risques, l’addition de plusieurs petites mesures simples, l’implication du personnel et la qualité de la communication.
(publié le 27 avril 2015)