L’exposition professionnelle aux rayonnements ionisants à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris en 2006

D.J. Gambini, D. Saurel, E. Causse, D. Choudat Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, 2009, vol.70, n°1, p. 67-73. Bibliographie

6618 personnes travaillent à l’AP-HP avec des rayonnements ionisants (soit 7,05% du personnel). En 2006, ce n’est pas moins de 43 680 dosimètres passifs qui ont été lus mensuellement ou trimestriellement. Des dosimétries complémentaires des extrémités ont été effectuées chez 527 personnes. La dose efficace externe moyenne est faible, égale à 0,032 mSv, valeur très éloignée de celle de la limite de dose réglementaire et inférieure à l’ensemble du secteur d’activité médicale français. Les doses les plus élevées concernent essentiellement les travailleurs classés en catégorie A. La dose collective mesurée par dosimétrie opérationnelle (qui ne concerne que l’effectif pratiquant essentiellement de la radiologie interventionnelle) est plus faible que celle donnée par la dosimétrie passive. Il est fort probable que cette population constituée pour la majeure partie de médecins soit peu attentive à sa propre radioprotection. La dosimétrie des extrémités donne des résultats imparfaits : en effet le dosimètre de poignet sous-estime l’exposition des doigts d’un facteur variant de 3 à 10. L’application de la capillaroscopie comme méthode de surveillance des effets de doses d’irradiations chroniques professionnelles, cumulées sur de nombreuses années, pourrait présenter un intérêt majeur. Enfin, la surveillance de l’exposition interne des personnels utilisateurs de sources non scellées n’est pas complète du fait des contraintes de leur réalisation (recueil des urines des 24 heures) et des limites de l’interprétation. L’avenir semble être dans les unités mobiles d’anthroporadiométrie.

09B05113

(publié le 15 juin 2009)