Les effets du calendrier sur le rapport coût - efficacité des interventions pour les travailleurs en arrêt maladie dû à une lombalgie
The effects of timing on the cost-effectiveness of interventions for workers on sick leave due to low back pain

M Van Dujin, M J Eijkemans, B W Koes, M A Koopmanschap, K A Burton, A Burdorf Occupationnal and Envionmental Medicine, 2010, Vol 67, n°11, pages 744-750. Bibliographie.

L’objectif de cette enquête hollando-anglaise était d’examiner les effets de différentes séquences temporelles d’interventions structurées pour des travailleurs en arrêt maladie dû à une lombalgie sur leur reprise de travail, et les conséquences pour les coûts et les bénéfices.

Des revues de la littérature ont été conduites pour identifier les courbes de reprise de travail et pour estimer les effets du traitement, les coûts et les bénéfices d’interventions structurées chez des travailleurs en arrêt maladie dû à une lombalgie. Les courbes de reprise de travail ont été décrites mathématiquement par les fonctions de Weibull et les effets de l’intervention, exprimés par les ratios de risque, étaient utilisés pour ajuster ces fonctions de Weibull. Conséquemment, ces fonctions ont été utilisées pour évaluer les effets théoriques des interventions sur la réduction du nombre de jours d’arrêt maladie et sur le ratio coût/bénéfice.

Les rapports coûts/bénéfices d’une intervention sur la reprise de travail chez les travailleurs en arrêt maladie dû à une lombalgie étaient déterminés par l’efficacité estimée de l’intervention, les coûts de l’intervention, le cours naturel de la reprise du travail dans la population ciblée, le calendrier de l’inclusion des sujets dans l’intervention, et la durée de l’intervention.

En conclusion, avec une bonne reprise du travail dans les premières semaines, les seules interventions précoces à être probablement coût-bénéficiaires sont celles qui ne coûtent presque rien centrées sur les améliorations au travail dans la pratique de routine de première intention, comme les aménagements des postes de travail. Les interventions structurées ont peu de chance d’avoir un impact additionnel sur le pronostic déjà favorable quand elles sont offertes avant la fenêtre idéale de temps qui est approximativement de 8 à 12 semaines.

La généralisation de l’efficacité d’une intervention sur la reprise du travail dépend de la compatibilité des caractéristiques de départ et des courbes de reprise du travail dans les populations ciblées et celles d’origine.

(publié le 14 mars 2011)