Prévenir les risques liés aux paratonnerres radioactifs

Repères, le magazine d’information de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire IRSN, 2014, N°23, pp.6-8
Entre 1932 et 1986, ce sont près de 300 000 paratonnerres radioactifs de différents modèles qui ont été installés en France. La présence d’éléments radioactifs était censée augmenter la conductivité électrique autour de la pointe du paratonnerre.
De tels dispositifs ont été interdits en 1987, mais la France n’a pas mis en œuvre de programme de récupération systématique des têtes de ce type de paratonnerres, et c’est pour cela que l’on en retrouve encore actuellement, abandonnés dans des déchetteries, des jardins, des lieux de travail ou que certains sont vendus sur Internet comme objet décoratif.
Un détenteur de paratonnerre souhaitant s’en débarrasser doit faire appel à une société autorisée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). 500 à 600 anciens paratonnerres sont ainsi récupérés chaque année, puis stockés au centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage (Cires) de Morvilliers, dans l’Aube.
La rédaction du protocole de dépose est pilotée par l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) ; un nouveau guide sera bientôt disponible.
(publié le 16 février 2015)