Utilisation intensive de la téléphonie mobile :
comment aménager le poste d’une téléopératrice ?

L. Bensefa-Colas Le Concours Médical, 2014, vol. 136, n°9, pp. 728-729.

Les téléopérateurs utilisant des téléphones mobiles sans oreillette et sans casque sont souvent inquiets quant à l’exposition aux champs électromagnétiques (CEM) et aux radiofréquences (RF).
Le DAS (débit d’absorption spécifique) qui "correspond à la puissance absorbée par unité de masse de tissu du corps" caractérise l’exposition aux CEM et sa valeur figure obligatoirement dans la notice du téléphone.
La valeur limite réglementaire pour le public est de 2 W/kg pour la tête et le tronc. En milieu professionnel, elle est fixée à 10 W/kg pour la tête et le tronc.
L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) ne met pas en évidence d’effet sanitaire avéré des RF, mais indique qu’il existe des preuves limitées de certains effets biologiques ; ce que conclut également le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) qui a classé les RF comme "possiblement cancérogènes pour l’homme " (groupe 2B).
L’Anses considère que "le niveau de preuve d’excès de risque de gliome et de neurinome de l’acoustique est limité et, dans le cas des gliomes, seulement pour des utilisateurs intensifs de téléphone mobile".
Il est dès lors recommandé :

  • de recourir au kit mains libres chez les adultes,
  • de privilégier les téléphones affichant les DAS les plus faibles et
  • de téléphoner prioritairement dans les zones d’excellente réception (barres complètes sur le téléphone).
(publié le 16 février 2015)