Protection UV et nouveau réglement sur les EPI : le soleil sans risques

M. Courtal, M. Thierbach Hygiène et sécurité du travail, 2019, n°256, pp. 24-25. Références
Pour se protéger du soleil au travail, il existe des crèmes solaires mais même si l’indice de protection est élevé, il faut appliquer le produit en couche épaisse (d’environ 20 à 30 ml pour une peau adulte), ce qui est inconfortable et contraignant. Les crèmes contenant un filtre minéral sont difficiles à appliquer et toutes attirent la poussière.
Le T-shirt en coton ne suffit pas, n’offrant une protection ne dépassant pas 10 (mais seulement 3 s’il est mouillé).
Il reste le port de chemises et de casquettes anti-UV qui bénéficient d’un tissage spécial incluant des filaments très fins, ce qui aboutit à un tissu multicouche très dense qui absorbe plus de 98% des rayonnements UVA et UVB, et qui laisse sur la peau, une sensation agréable.
Si ces vêtements sont destinés à protéger la peau des rayonnements UV, ils sont considérés comme des EPI et doivent être en conformité avec les exigences réglementaires ; mais il n’existe pas actuellement de norme spécifique pour concrétiser ces exigences.
Selon les auteurs, les comités de normalisation devraient s’inspirer de standards existants comme la norme australienne ou le label UV-Standard 801 créé en Europe par différents instituts d’essai.
(publié le 3 janvier 2020)