Risque routier : un risque souvent invisible !

Protection Individuelle et Collective, PIC, 2018, n°108, pp. 50-53.

Si le risque routier est corectement pris en compte dans les grandes entreprises, il n’en est pas de même dans la majorité des petites entreprises qui sont loin de le percevoir comme un risque à part entière.
Or, ces établissements sont soumis à des pressions qui vont croissant (obligation de réaliser un document d’évaluation des risques en entreprise et depuis le 1er janvier 2018, d’un plan de déplacement en entreprise dès lors que plus de 100 salariés évoluent sur le même site).
Dans les TPE-PME, le risque n’est pas très visible mais il peut être très grave (le risque routier est la première case de décès au travail).
Il faut dès lors inciter les petites entreprises à prendre conscience de l’intérêt de mettre en place une politique de prévention du risque routier. En 2016, 83% des petites entreprises n’avaient mené aucune action de prévention de ce risque.
La route représente 1/4 des accidents mortels au travail et 50% si l’on inclut les trajets domicile-travail. Si depuis 2001, le nombre d’accidents mortels diminuait, la courbe est repartie à la hausse depuis 2014 et les conducteurs d’utilitaires ont été particulièrement touchés.

La prévention repose sur quatre piliers :

  • l’organisation du travail,
  • l’organisation des déplacements,
  • les moyens mis en œuvre (véhicules en bon état et adaptés, utilisation de moyens de communication à distance),
  • la gestion des ressources humaines (formation et information).

La démarche suppose la mise en place d’un comité de pilotage qui supervisera la démarche. Alors seront analysés les indicateurs et les données, ce qui autorisera un diagnostic du risque qui permettra d’établir les priorités et les moyens d’action en fonction des particularités des salariés ou du site et des spécificités de l’entreprise.

(publié le 23 mars 2018)