Au travail : agir sur l’organisation pour promouvoir la santé mentale.

V. Grosjean La santé en action, Santé publique France, 2017, n°439, pp. 42-43. Bibliographie
Le monde du travail est en pleine mutation et les nouvelle contraintes mettent en danger la santé mentale des individus, dès lors que " se trouvent des déterminants organisationnels et structurels, eux-mêmes liés à une recherche de performance économique conçue en dehors de toute réflexion humaniste et sociale ".
Des pratiques organisationnelles saines comme cela se pratique en Finlande et d’autres psys scandinaves depuis une décennie méritent d’être développées plus largement.
Une personne en état de bien-être au travail est plus efficace à exprimer ses aptitudes et compétences dans un groupe et le maintien de la capacité pour un individu à se réaliser dans son environnement professionnel conditionne tout le reste.
Concrètement, les travaux de l’INRS ont monté que les dysfonctionnements dans la sphère psychosociale de l’entreprise débutaient par des réactions émotionnelles normales à certaines sollicitations et que leur pérennisation engendrait stress et burn out. Si la tension vécue au départ est normale, c’est son incapacité à être résolue qui entraîne une décompensation difficilement réversible.
L’objectif est d’écouter ces tensions et de chercher les solutions susceptibles de corriger les situations qui les ont générées.
Instaurer une politique de bien-être au travail suppose "de structurer des espaces de paroles bienveillants, d’y conduire des échanges précisant la nature des tensions vécues collectivement ou individuellement, puis de réfléchir de manière constructive sur la meilleure façon de les réduire".
Il faut garder à l’esprit que " toute tension mise à jour constitue une opportunité d’amélioration du fonctionnement collectif". Il reste des espaces de débat à instaurer par le biais d’accords d’entreprises, des services de santé au travail, ou d’entreprises faisant résolument le choix d’une politique de bien-être s’appuyant "sur un droit à l’erreur et des rapports humains fluides où l’expression de tous est encouragée".
(publié le 29 mai 2017)