Exposition dermique et évaluation du risque chez les applicateurs de tébuconazole dans les vignobles
Dermal exposure and risk assessment of tebuconazole applicators in vineyards

S. Mandic-Rajcevic, F..Rubino, G. Vianello, I. Fugnoli, E. Polledri, R. Mercadante, A. Moretto, S. Fustinoni, C. Colosio La Medicina del Lavoro, 2015, vol. 106, n°4, pp 294-315. Bibliographie.

Les modèles utilisés dans l’évaluation de la pré-commercialisation d’une substance ne couvrent pas tous les scénarios de travail et peuvent sous-estimer ou surestimer l’exposition.

Les objectifs de cette enquête italienne sont d’évaluer les incertitudes depuis la pré-commercialisation jusqu’à la phase de post-commercialisation et l’évaluation des risques dans les conditions réelles de travail.
7 applicateurs de pesticides dans les vignobles ont été suivis pendant 12 jours de travail. Une feuille de recueil de données a été développée spécifiquement pour cette étude. Les expositions du corps, des mains et de la tête ont été mesurées pour le tébuconazole puis analysées par chromatographie liquide.
L’exposition potentielle médiane du corps était de 22,41 mg/kg et l’exposition réelle était de 0,49 mg/kg de la substance active appliquée.
Le facteur de protection médian dû à la combinaison était de 98 % (intervalle : 90-95%).
L’exposition de la main était responsable de 61 % du total de l’exposition réelle, et était réduite de plus de 58 % chez les travailleurs utilisant des gants.
L’utilisation d’un modèle allemand a sous-estimé l’exposition sur une journée de travail, et sur-estimé l’exposition sur trois jours de travail.
Des niveaux potentiels élevés d’exposition sur le corps ont été efficacement contrôlés par le port d’une combinaison en coton.
L’utilisation d’équipements de protection individuelle, comme les gants résistant aux produits chimiques et la couverture de la tête, est le principal déterminant de la protection de la peau.

Les études sur des cas d’exposition aux pesticides en conditions réelles de travail et le développement des outils et méthodes permettant de faciliter l’évaluation des risques sont nécessaires pour compléter et confirmer cette évaluation dans le processus d’autorisation.

(publié le 29 février 2016)