La prévalence des symptômes respiratoires chez les travailleurs de la myciculture en Irlande
The prevalence of respiratory symptoms among mushroom workers in Ireland

J.P. Hayes, J. Rooney Occupational Medicine 2014, vol 64, n°7, pages 533-538. Bibliographie.

Des problèmes respiratoires comme l’asthme, la bronchite, la pneumopathie d’hypersensibilité et des symptômes en relation avec les voies aériennes respiratoires supérieures ont été attribués à des expositions fongiques. Les travailleurs de la myciculture peuvent être donc à risque de développer ces problématiques. Cette étude transversale irlandaise vise à évaluer la prévalence de symptômes respiratoires chez ces travailleurs de la myciculture. Elle a évalué sur quatre semaines ces symptômes respiratoires, les travailleurs de la myciculture étant répartis en 4 catégories d’exposition. Un auto-questionnaire et une spirométrie ont été utilisés. Les 191 sujets étaient majoritairement d’Europe de l’Est (66%) ; 61 % étaient des femmes et 39 % avaient moins de 30 ans. Il y avait 73 producteurs, 38 composteurs et 26 administratifs et 52 emballeurs. Parmi tous les travailleurs, il y avait une forte prévalence (67%) d’un ou plusieurs symptômes respiratoires (67%) qui ne semblaient pas varier selon l’âge, le sexe, le tabagisme en paquets-années ou la durée de l’emploi. Il y avait une amélioration significative des symptômes respiratoires chez les travailleurs absents de leur lieu de travail (p < 0,001). Les spirométries étaient dans des valeurs normales dans tous les groupes. Vingt deux travailleurs avaient des symptômes de maladies respiratoires ; 18 (82%) d’entre eux étaient des producteurs de champignons. Ces producteurs étaient beaucoup plus susceptibles d’avoir des symptômes compatibles avec une maladie des voies respiratoires que tous les autres travailleurs (odd ratio OR = 9,2 ; IC 95 % de 3 à 28,4).

En conclusion, dans cette étude, il existait une forte prévalence de symptômes respiratoires chez ces travailleurs de la myciculture. Les producteurs peuvent être à haut risque de développer des maladies des voies respiratoires, peut-être du fait des antigènes fongiques ou d’expositions associées.

(publié le 17 février 2015)